i Cochenille des serres. Corcus wlonirfnm
'J 1-e inAlt». - a l'emclle grossie. »
Le mâle a été observé et décrit primitivement par Geoffroy ; nous l'avons nous môme obtenu d'éclosion ; de son côté, M. Savoye, habile horticulteur àCharonne, l'a pris plusieurs fois dans les serres de son établissement. Il est petit, avec les antennes assez longues ; ses pattes et tout son corps sont d'un rouge pale recouvert d'une eftlorescence blanche ; ses deux ailes sont blanches avec la côte
1 isérée de rouge j les fi lets de la queue sont d'un blanc pur.
La femelle est oblongue, toujours dépourvue d'ailes, loute couverte d'une poudre blanche; ses antennes sont plus courtes que celles du maie. Son corps, composé de quatorze anneaux, est muni d'appendices dont les deux de l'extrémité sont plus longs que les autres.
3i8 HÉMIPTÈRES
dette cochenille femelle a été prise par Linné qui ne connaissait qu'un sexe, pour un pou [pediculus adonidum). Elle se promène sur les plantes jusqu'au moment où elle est prête à pondre ; alors elle cesse de marcher, forme un nid ressemblant à un flocon de coton dans lequel elle se renferme pour déposer ses œufs. Les petits sont microscopiques et restent quelques jours dans le nid à côté du cadavre de leur mère ; dès qu'ils sont sortis, ils courent avec d'agilité et se dispersent sur les plantes voisines.
Cette cochenille, comme la plupart des kermès de nos serres, est d'origine exotique; elle a été importée, dit-on, de la côte d'Afrique.
Le pou blanc qui, à l'île Bourbon, fait depuis quelques années de si grands dégâts dans les plantations de Café et de cannes à sucre, appartient sans doute à une espèce très-voisine.
Les fumigations de tabac, lorsque les plantes sont de nature à pouvoir les supporter, n'ont d'action que sur les petits nouvellement éclos, mais sont sans effet siîr les individus enveloppés de coton. Le seul remède efficace que nous ayons employé, c'est l'esprit-de-vin à 35 degrés appliqué à l'aide d'un petit pinceau. Ce liquide se vaporise promptement et ne nuit aucunement aux plantes.
Cochenille des orangers. Goccus citri.
Elle ressemble un peu à la cochenille des serres (coccus adanidum) ; nous ne sachons pas qu'elle ait encore été observée aux environs de Paris, mais elle fait dans les départements du Var et des Alpes-Maritimes des ra-
vages i)ien plus terribles «jue le kermès de l'oranger. Souvent elle fait perdre un tiers ou la moitié de la reçoit»;.
4». - i Branche <lt' citronnier envahie par la <•<>< hcmllr et lu morfee . C»ccu* rKri •J La f"inelle grosMC.— 3 une larve «le syri^he grossie.
Nous devons à l'obligeance de M. Rivière la connaissance de cette espèce. Il nous a rapporté de la presqu'île de
M) HÉMII'TÊKES.
Beaulieu des branches de citronnier et de bigaradier qui étaient couvertes de ces parasites ou de leurs œufs.
La cochenille des orangers, comme la cochenille blanche des serres et autres espèces congénères, ne change pas de forme depuis sa sortie de l'œuf jusqu'à la fin de son existence ; son corps est caché de même sous un duvet blanchâtre cotonneux.
La femelle est oblongue, d'un gris blanchâtre ; ses anneaux sont distincts pendant toute la durée de son existence; a l'extrémité de son corps il y a quatre filets sétacés inégaux, assez courts.
Nous n'avons pas vu le mâle. L'abbé Loquez, qui a publié à Nice, en 180(5, un travail spécial sur faMorfèeel sur cette cochenille qu'il considère à tort comme i'Hesperidum de Linné, a eu occasion de l'observer plusieurs fois. Voici ce qu'il en dit : « Le mâle a un<$ forme toute différente de la femelle ; ses deux antennes sont plus longues que celles de la femelle ; les quatre filets placés à l'extrémité de l'abdomen sont courts mais bien visibles. Il a deux ailes qui dépassent lé corps.
Quoiqu'il soit doué de la faculté de voler, il ne s'élève jamais bien haut; on croirait qu'il n'ose s'écarter de l'arbre où demeure la femelle. Tantôt il se repose à son côté, tantôt, après quelques instants de repos, il prend son essor et fait en tournant plusieurs orbites autour d'elle. Enfin, lorsqu'il désire remplir les vœux de la nature, il s'en approche et après quelques battements d'ailes il s'acquitte des fonctions de la fécondation. •»
CetHémiptère vit sur tous les arbres du genre Citrus. Il envahit très-fréquemment les fruits, arrête leur
HL.MIPTKR». :if»l
développement et les recouvre, de place en place, d'un duvet blanchâtre sous lequel on trouve des œufs ou l'insecte parfait. La morfée ne tarde pas à devenir une maladie consécutive ; tous les arbres attaqués par cette cochenille, sont immédiatement couverts de cette mucédinée noire, dont les quelques taches que nous voyons sur nos orangers ne peuvent donner qu'une bien faible idée.
Nous avons trouvé sur des rameaux d'orangers infestés par ces cochenilles, les larves d'une espèce de syrphe, qui en quelques jours les ont dévorées presque entièrement, ("est peut-être à ce parasite qu'il faut attribuer la disparition de la maladie au commencement du siècle.
Cet insecte, placé vivant sur des Cor dy line a péri sans prendre de nourriture.
Il existe plusieurs autres cochenilles voisines de Vado nidum, dont Bouché a décrit les deux sexes. De. en nombre sont :
La Cochenilla des liliacéas. Goccus liliaoearum Bouché.
« Elle est, dit-il, très-près de ladonidum. Lemàle est brun en dessus, jaunâtre en dessous, avec les queues blanches. Les ailes sont d'un blanc un peu opaque, avec les nervures très-peu sensibles. La femelle est d'un rouge pâle, un peu plus grosse que celle de Yadonidum et un peu moins recouverte de duvet blanc. »
Elle vit dans les serres sur plusieurs Liliacées, sur les ÂmaryUif. les Eucharis, les Omum, les Pancratium. etc.