‹ Essai sur l'esprit du droit Sino-AnnamiteChapitre 21 sur 109 · RERING, 1, p · texte numérisé non relu

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décision uniforme des contestations juridiques, donne au’ commerce de la vie la sécurité qui lui est nécessaire » (1).

Et non seulement ils ont su comprendre cette idée, mais ils ont eu assez de fermeté de caractère pour la réaliser. Car il faut beaucoup de fermeté pour se plier à «cette espèce de tyrannie de la discipline juridique » : « ce n’est pas, en ellet, le sentiment moral, ni la justice qui réclament cette discipline morale. … C’est uniquement l'opportunité » (2). Le peuple romain a eu cette fermeté de caractère.

C'est même sa volonté qui l’a le plus aidé dans l'accomplissement de sa mission juridique (3), et c’est par cette volonté que von Thering explique les deux caractères principaux du droit romain : la logique rigoureuse et l’esprit conservateur.

Vouloir réellement une chose, c’est, en effet, la vouloir constamment : la tendance conservatrice des Romains se fonde, d'après Thering, « sur une force active..., la force avec laquelle un caractère ferme poursuit les principes qu'il s'est tracés, et s’en tient à ce qu’il à reconnu vrai et juste » (4). >

Vouloir réellement une chose, e’est aussi « la vouloir en entier », avec, toutes ses conséquences logiques. D'où la logique rigoureuse du droit des Romains ; d’où, aussi, la nécessité pour eux « de concilier la logique gênante

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