‹ Essai sur l'esprit du droit Sino-AnnamiteChapitre 22 sur 109 · IHERING, [, p · texte numérisé non relu

IHERING, [, p

4, Inerine, E, p. 330. Cp. May, n°6, 50 : « Mais ce n'est pas assez pour l'esprit romain de respecter servilement la règle au point d’en subir toutes les conséquences. Il la veut maintenir et conserver pour l'avenir, car cé n’est pas vouloir pleinement que de ne pas continuer à vouloir ». |

avec les besoins de la pratique au moyen d'artifices de toute espèce : actes apparents, moyens détournés, fictions (S 66-68) » (4). C’est pour eux, d'après Ihering, une véritable « nécessité morale ». « On peut dire, écritl, que les inventions qu’elle a suggérées aux Romains ont parfois un caractère bien étrange, presque extravagant... Mais il n'en reste pas moins vrai que ce conflit entre la logique rigoureuse avec les nécessités de la pratique, a développé, au plus haut degré, Le don d'invention juridique des Romains, au grand avantage de la perfection technique du droit » (2).

Voilà comment Ihering explique le caractère abstrait, logique et conservateur du droit romain. C’est une explication ingénieuse et subtile, à laquelle le style et le nom de l’auteur ajoutent encore plus d'autorité.

En réalité, elle ne résiste pas à un examen sérieux.

L’explication de von Ihering est : 41° invraisemblable, ® incomplète et & inexacte.

1° Elle se ramène à dire que les Romains étaient prédestinés à la culture du droit, d’abord par leur sens de l'opportunité, qui leur a fait comprendre l'avantage de subordonner le cas particulier à la règle générale et abstraite (3); ensuite par leur égoïsme, qui leur à fait

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