Hrao-Kiwc, IX
2. Bior, Mémotr'e sur la constitution politique, p. 9. Lire aussi W. Wizurams, I, p. 296 : « The theory of the chinese government is undoubtedly the patriarchal ; the emperor is the sire, his officers are the responsible elders of its provinces, departments, and districts, as every father of a household is of its inmates... »
Chun, Yu et tous les autres sages souverains de l'antiquité chinoise n’ont fait ainsi que développer le premier système patriarcal ».
Les devoirs d’un souverain sont donc les devoirs d’un père, et l’empereur Yu les a résumés dans cette phrase : « La vertu est le fondement ou la base d'un bon gouvernement, et ee gouvernement consiste d’abord à procurer au peuple les choses nécessaires à sa subsistance et à sa conservation, c’est-à-dire, l’eau, le feu, les métaux, le bois, la terre ou le sol etles grains. Il faut encore penser à le rendre vertueux, et ensuite à lui procurer l'usage utile de toutes ces choses. Il faut enfin Le préserver de ce qui peut nuire à sa santé et à sa vie ». Il faut encore penser à le rendre vertueux, voilà donc un des premiers devoirs des souverains chinois.
Et ce n’est pas seulement, pour eux, un devoir de conscience ; c’est aussi un moyen de gouvernement auquel ils prêtent la plus grande efficacité. La préoccupation utilitaire apparaît nettement dans ces paroles de Yeou-Tseu : «il est rare que celui qui pratique les devoirs de la piété filiale et de la déférence fraternelle aime à se révolter contre ses supérieurs ; mais il n’arrive jamais que celui qui n'aime pas à se révolter contre ses supérieurs aime à susciter des troubles dans l’empire » (1); et le Hiao-Kimg dit: « Les anciens rois conduisirent le peuple au moyen des rites et de la musique et dès lors le peuple vécut dans la concorde et dans la paix » (2). Mais c'est Meng-Tseu qui a le mieux résumé la doctrine chinoise, en disant à
4: Lun+Yu, liv. I, chap. Ier, art. 2; Paurmiër, p. 74, Cp. Li-Ai, CazLery; p. 118.