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ans, il (l'empereur) faisait la visite de l'empire, et les princes tributaires venaient quatre fois à la cour lui oftrir leurs hommages. Ces princes rendaient compte de leur conduite; on examinait et on vérifiait ce qu'ils disaient ; on récompensait de chariots et d’habits ceux qui avaient rendu des services » (1). « Telle est, dit M. Biot, l'histoire de la nation chinoise, pendant la suzeraineté de la famille Hia, et jusqu'à l'installation de la deuxième famille souveraine, celle des Chang, vers Le xvm® ou le xvi® siècle avant notre ère ».
Sous la dynastie des Chang, c'est-à-dire pendant cinq siècles, la nation chinoise s'est considérablement développée, mais en gardant le même aspect.
Sous la dynastie des Tcheou, «-la grande colonie est devenue un grand peuple », mais jusqu'au règne de Thsin-chi-hoang-ti (221 av. J.-C.), qui détruisit tous les états feudataires et étendit son autorité absolue sur toute la Chine (2), « cet empire était une agglomération de petits centres de civilisation réunis au centre principal par un lien fédéral, analogue à celui qui réunissait les premiers groupes de familles à la famille dépositaire de l’autorité » (3). Dans chacune de ces principautés, le souverain local avait un pouvoir absolu, celui d’un père de famille. Aussi le bonheur du peuple dépendait-il, avant tout, de la vertu du prince. C'était à ces petits souverains que Khoung-tseu et Meng-tseu venaient dire que la vertu était la condition d’un bon gouvernement. C'était à eux qu'ils disaient encore que la vertu du souverain suffisait pour rendre le peuple heureux et pour le maintenir dans