‹ Essai sur l'esprit du droit Sino-AnnamiteChapitre 4 sur 109 · LES MONUMENTS JURIDIQUES · texte numérisé non relu

LES MONUMENTS JURIDIQUES

tés, des conseils et des différents services de l'empire (1). IL convient peut-être de faire remarquer que le mot « constitution », éveillant l'idée d’une règle qui lie le

souverain lui-même, risque de donner de ces statuts une

idée fausse : en Annam et en Chine, l'empereur à un pouvoir absolu, le peuple n’a d'autre droit que celui de toujours obéir ; il ne saurait done exister une véritable constitution, si on donne à ce mot son sens habituel. Philastre donne un extrait de ces statuts contenant des règles d'exonération et de secours (2). La lecture en est très instructive, car elle fait comprendre le caractère tout paternel de la monarchie sino-annamite. Le souverain y apparait comme un père sage et bon, qui veille sur le bonheur de son peuple et qui ordonne à ses fonctionnaires de prendre des mesures bienveillantes et prévoyantes. C'est ainsi que l'extrait donné par Philastre contient douze règles de secours contre la famine, toutes plus sages

les unes que les autres.

20 Le RECUEIL DES RITES. — Ce recueil contient « les règles d'étiquette, le cérémonial des actes officiels du souverain et des chefs supérieurs de administration ».

« Ce recueil, dont Kang-hi est le premier auteur, fut réédité avec quelques ajoutes en 1825.

« Ce code des rites, dit l’impérial écrivain, est entièrement d'accord avec celui des lois et des statuts ; il est pour ce dernier ce que le vêtement extérieur est pour l’habit intérieur, le manteau pour la robe ; comparaison assez juste puisque les rites prescrivent la manière extérieure

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