‹ Essai sur l'esprit du droit Sino-AnnamiteChapitre 46 sur 109 · Li-Ki, p. 144. È · texte numérisé non relu

Li-Ki, p. 144. È

3. V. des exemples dans le Zi-Æi : « signification du rite de boire du vin au district », p. 481; du rite du mariage, p. 439 ; du rite du: festin, p. 191 ; du rite des visites, p. 146, ete.

ment ressortir la reconnaissance des sujets (envers le souverain) et des enfants (envers leurs aïeux). Le cérémonial usité dans la fête de boire du vin au district, a pour but de mettre en évidence la gradation qui existe entre les plus et les moins âgés... (Si on supprime le cérémonial, il n'y a plus que désordre dans tout cela) : aussi, quoique les enseignements de réforme que Le cérémonial implique semblent imperceptibles, ils n'arrêtent pas moins le mal (dans sa racine) avant qu'il ait pu prendre du développement ; ils ne font pas moins que l’homme se rapproche journel- .. lement du bien et s’éloigne du mal, sans même s’en apercevoir (1) ».

Les rites sont donc des règles d’étiquette, mais ayant un but de moralisation, que n'ont pas de telles règles dans d'autres pays. Le cérémonial, en Chine, est inséparable de la morale : il n’en est que l'illustration, si l’on peut dire : « Les rites sont comme la parure des sentiments du cœur ».

GENÈSE DES RITES. — Ce caractère des rites s'explique par ce fait qu'ils n’ont pas été en Chine le produit spontané des habitudes populaires : ils ont été édictés par des empereurs, développés et commentés par les sages, et les uns et les autres ont vu en eux un moyen d'éducation d’une importance capitale (2).

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