Li-Ki, p
(figure) la musique ; l'impossibilité qu'il y à (dans le jade) à ce que ses mauvaises nuances cachent les jolies, ou que les jolies nuances cachent les mauvaises (figure) la loyauté ; Les accidents existant à l'intérieur du jade, mais
paraissent au dehors (figurent) la sincérité ; son éclat irisé,
semblable à celui de l'Iris (figure) le ciel; son admirable substance, extraite des montagnes ou des eaux (figure) la terre. Taillé en Kuei ou en Chan pour servir seul, (sans aucune autre enjolivure, il figure) la vertu. Le, prix que tout le monde sans exception y attache (figure) la vérité. Le livre des vers dit (à l'appui de ces comparaisons) : « Quand je pense au sage, sa bonté m'apparait semblable au jade ». « Voilà pourquoi le sage estime Le jade » {1). C'est donc la simple raison qui guide l’auteur des prescriptions rituelles dans le choix des objets. C’est aussi de la raison qu'il s'inspire quand il détermine les mouvements ét les actes des personnages: ainsi, pour « le rite de boire du vin au district », le /2-£1 prescrit un grand nombre de salutations, « tout cela, dit-il, pour donner cours au respect », et il donne aux plus âgés les meilleures places et les meilleures parts afin de mettre en évidence le respect qu'on doit aux ainés (2)... Et nous pourrions multiplier des exemples pour prouver que les détails des cérémonies sont fixés d’après la raison. Cependant, d'après certains passages du /i-ki, il semble que les Chinois aient cherché aussi leur inspiration dans les phénomènes de la nature, dans les saisons, dans le vent (3)... Et, quand les compilateurs du /i-ki sont dans
A. Li-Xi, p. 196.