Li-Ki, p
cette voie, il faut bien reconnaitre qu'ils cherchent des analogies les plus saugrenues, qu'ils voient des affinités les plus. bizarres. C’est ainsi qu'ils ont écrit les lignes suivantes : « (En vertu des lois rituelles).… la saveur des mets s'accorde avec la saison qui s’y rapporte... » (1)! Les Chinois connaissent en effet une théorie des rapports universels de la nature, d’après laquelle «les cinq saveurs correspondent aux cinq divisions de l’année, aux cinq éléments et aux cinq couleurs. L’aigre correspond au printemps, au bois et au vert; l'amer correspond à l'été, au feu et au rouge,-etc... » (2).
Cette théorie des affinités naturelles est, comme on le voit, tout à fait comparable à celle de Rimbaud. Malgré son ineptie, je chercherais à l'expliquer, si je la eroyais susceptible de quelque influence sur le développement des rites. Mais il est fort probable que son influence fut nulle, comme fut inexistante l'influence du sonnet de Rimbaud sur l'évolution de la poésie française. Une théorie pareille ne saurait exercer une influence considérable, car elle n’est guère susceptible d'applications pratiques bien nombreuses (3). Elle est d’ailleurs sans force, car elle ne se recommande ni de la morale, ni de la religion : c’est une espèce de philosophie qui n’a pu se développer, par des divagations littéraires excentriques, que chez un peuple tout à fait dépourvu d'esprit scientifique. Son influence s’est bornée à faire naître sous le pinceau de certains commentateurs chinois une phraséologie inepte,