‹ Essai sur l'esprit du droit Sino-AnnamiteChapitre 50 sur 109 · Li-kr, p · texte numérisé non relu

Li-kr, p

2. Li-Ki, p. 145. Note de Carrery. Lire aussi d'autres notes, pp. 28, 46...

3. Je ne vois pas comment les Chinois pourraient manger des aliments amers pendant toute une saison |

des élucubrations qu'on ne saurait juger trop sévèrement (1). Il ne faut donc pas attacher d'importance à ces idées qu’on trouve parfois dans le livre des rites. D'ailleurs, comme le font remarquer des sinologues distingués, le li-ki est loin d’être entièrement authentique et homogène (2); ils nous disent de nous en méfier, de ne pas attacher à toutes les partie$ de ce livre une importance égale : « Sous la dynastie des Sun, écrit Callery, le savant Chu-hi, auquel on doit des commentaires admirables sur les quatre livres classiques, disait positivement que celui qui veut étudier utilement les rites, ne doit que glaner dans le /i-ki, et faire un choix judicieux des passages qui renferment une saine morale et des enseignements pratiques » (3).

Cette saine morale dont parle Chu-hi, nous croyons l’avoir fidèlement dégagée en disant que les rites doivent exprimer les sentiments du cœur, et que le choix des objets, des gestes, des paroles, doit se faire d’après la raison. Ce sont là les caractères essentiels communs à tous les rites, à ceux qui règlent les rapports des vivants entre eux et à ceux qui règlent les rapports des vivants avec les esprits et les morts. À

Je ne prétends pas cependant que tous les rites se présentent avec cette pureté. Beaucoup portent la trace des superstitions populaires ou de l'influence des doctrines métaphysiques {4). Mais nous ne devons jamais perdre

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