CazLery, Li-Ai, Intr., p. XII
4. De même qu’il y a, en France, des personnes qui ne veulent pas être treize à table...
LE 8e AN
de vue que les rites des funérailles et du deuil ont avant
tout pour but d'exprimer la douleur qu'on éprouve à la perte d’un être cher (1), Les rites du mariage celui d’exprimer le respect et l'affection que les époux se doivent (2), que par ceux du culte des ancêtres « on témoigne son affectueux respect aux morts » (3).
Nous ne devons pas oublier non plus que la façon d’exprimer ces Sentiments a été déterminée par les empereurs et les sages au nom de la raison et de la morale, non à celui des croyances religieuses.
Ces remarques-nous permettront de conclure au caractère laïque des rites. Mais, auparavant, il nous semble logique d'étudier leur compilation, après avoir dégagé Les règles qui ont présidé à leur formation.
COMPILATION DES RITES. — Si nous considérons l’histoire des rites, nous voyons qu’ils sont bien des règles antiques, comme les à définis M. de Harlez : « C’est au temps des trois dynasties, nous apprend Chu-hi, que les livres des rites ont été composés » (4). Or ces trois dynasties, ce sont les trois premières, celles des Hia, des Yin et des Tcheou.
La première réglementation officielle a été faite par l'empereur Chun, dont le Chou-King dit qu'il a « réglé les cinq cérémonies, et laissé le modèle des instruments
qu'on devait y employer » (5). D'autres réglementa-