‹ Essai sur l'esprit du droit Sino-AnnamiteChapitre 55 sur 109 · Li-Ki, p · texte numérisé non relu

Li-Ki, p

3. Ces lettrés sont Confucius et ses disciples pour le ZLi-Æi ; Kaolang pour le Shi-li, ou rituel des fonctionnaires ; Chu-hi pour le Kia-li, etc...

été ensuite recueillis par des lettrés, qui sont les moins religieux des hommes.

Qu'y a-t-il de religieux dans tout cela, et pourquoi parle-t-on de livre sacré ? Callery nous dit que c’est « une dénomination radicalement fausse ». « En effet, écrit-il, rien dans les King n’est regardé par les Chinois comme « Sacré » dans l'acception religieuse de ce mot : leur origine n’a rien qui les rattache, de près ou de loin, à la divinité : les sujets dont ils traitent sont essentiellement profanes ; et si quelquefois il y est question de l’Etre suprême, des Génies tutélaires, des Esprits ou des Ames, ce n'est que d’une façon tout à fait accidentelle, et comme en passant, ainsi que cela a lieu dans les ouvrages les plus étrangers aux matières religieuses... (1) » « Le Li-Ki, celui de tous les King’où les questions religieuses auraient dû être traitées tout naturellement, à propos des sacrifices au Ciel, aux Dieux tutélaires et aux ancêtres, glisse légèrement sur fout ce qui est de pure spéculation, et ne mentionne ces graves matières qu'avec une extrême indifférence. on(2).

Ce que le savant traducteur du Li-Ki affirme avec force, il nous à semblé intéressant et plus scientifique de le démontrer d’une manière plus précise ; et nous avons vu que tout, dans les rites, à un caractère profane, depuis leur objet et leur but, jusqu'aux particularités de leur formation et de leur histoire.

Seuls les sacrifices au Ciel et aux esprits peuvent, à la rigueur, être considérés comme des rites religieux. Mais j'en doute, car ils ne se distinguent pas des autres rites :

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