FarEeNEL, Le Peuple chinois, p
des prescriptions religieuses, et il faut reconnaître qu'il est très logique avec lui-même: les formules rituelles, d'après lui, sont « mystérieuses et antiques » ; elles ont une « vertu merveilleuse » (1) ; « la récitation de ces formules consacrées à pour but principal et presque exclusif, non pas de chanter les louanges des aïeux et de leur offrir -un tribut de reconnaissance et d'amour, mais avant tout d’apaiser leur courroux » ; car « l’imagination chinoise ne se représente pas les âmes des défunts comme des esprits propices, mais au contraire, comme des génies susceptibles, vindicatifs et irrités, toujours prêts à nuire aux vivants » (2) !.…. Quant au sacrifice, il a, d’après l'auteur, un but particulier : « Tout sacrifice, a pour objet
.de racheter les fautes de l’homme, car tout homme est
coupable, C’est ainsi qu'il faut envisager le sacrifice au aieux. Sans doute, celui-ci a pour but de satisfaire aux besoins des âmes paternelles, mais il est en même temps l’accomplissement d'un acte d’expiation des créatures imparfaites à l'égard des communicateurs de la vie qui, eux, étaient plus près de l’origine première de cette vie et donc plus parfaits » (3) …
M. Farjenel essaie bien de justifier cette opinion inattendue en parlant de l'obligation de se préserver de toute souillure et de « se remplir le cœur de piété filiale » quand on doit se présenter devant les ancêtres pour leur offrir le sacrifice. Mais ces prescriptions ont simplement pour but de garantir le maximum de respect et le maximum d'affection, et, en tout cas, je ne crois pas qu'elles permettent de voir dans le sacrifice « l’accomplissement
Ad pp ete: