‹ Essai sur l'esprit du droit Sino-AnnamiteChapitre 6 sur 109 · SCHREINER, Il, p · texte numérisé non relu

SCHREINER, Il, p

Les auteurs chinois attribuent le Chou-King à Confucius qui … aurait réuni des extraits des annales chinoises, dans le but de rendre populaire l’ancienne doctrine qu'on y lisait (1) ».

Le Chi-King, compilé par Confucius, est un « recueil de poésies officielles et de chants populaires de différentes époques (2) ».

Le Li-Ki est le livre classique des rites. Nous verrons qu'il contient pêle-mêle des règles à observer dans les cérémonies religieuses et profanes, publiques et privées, des préceptes de morale, des règles d’étiquette et de savoir-vivre.

Le Chuen-tsieu est une « chronique de la principauté de Lu, patrie de Confucius (3) ».

Les KING NE SONT PAS DES MONUMENTS JURIDIQUES. — Maintenant que nous avons une idée de ces livres, nous nous demandons comment on a pu leur reconnaître un caractère juridique : comment des recueils de poésies et de chansons peuvent-ils être des sources du droit ? En l'absence d'un texte qui leur attribue une force de loi, on ne saurait leur reconnaître un caractère juridique. Et en vérité, ils ne sont pas des monuments Juridiques. C'est tellement vrai que Schreiner lui-même, après avoir classé les King parmi Les monuments de la législation sino-annamite, s’est uniquement appuyé sur le code et sur la coutume dans son étude sur Le droit civil.

Que les King soient des livres vénérés, comme le sont d’ailleurs, en Annam, tous les livres classiques, que le

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