Kang-hi-Tsze-tien, cité par ne Rosny, p
Quels sont ces rites de la piété filiale ? Le Kia-li, le livre des rites domestiques, les décrit minutieusement, car «les moindres choses dans la vie domestique comme dans l'exercice de l'autorité ont leurs rites » (1). C'est ainsi que « les enfants et beaux-enfants qui demeurent avec leurs parents ou beaux-parents sont censés être au service de ceux-ci. Leurs devoirs quotidiens envers ces parents sont fixés d’une manière précise » (2).
A la mort des parents, on exprime par les rites du deuil son attachement et sa douleur (3). On doit porter «le vêtement coupé », dont tous les détails ont été déterminés de manière à faire ressortir la douleur de l’orphelin (4). On doit encore pratiquer l’abstinence : « l’homme supérieur, dit Confucius, tant qu'il sera dans le deuil de ses parents, ne trouvera pas de douceur dans les mets les plus recherchés qui lui seront offerts, il ne trouvera pas de plaisir à entendre de la musique, il ne trouvera point de repos dans les lieux qu'il habitera » (5). Ce deuil des père et mère est de trois années : « Les parents portent leur enfant sur le sein pendant trois ans, dit Confucius. C’est pour reconnaître ce bienfait que le deuil de trois ans est adopté partout... » (6).
Après la mort des parents, y a-t-il encore d’autres rites de la-piété filiale ? Pour répondre à cette question il n’est pas nécessaire d'interroger des recueils de rites, il suffit d'interroger la morale. Un être cher est mort, faut-il
1, Kia-li, p. 5.
2 N- Kia-tr ch. Ile