Ci-dessus, pp. 417 et suiv
nois. » (1). Mais nous savons que les morts ne sont pas des dieux, et, d'ailleurs, il est infiniment plus logique d'expliquer le culte des ancêtres par la piété filiale que d'expliquer la piété filiale par le culte des ancêtres.
Nous avons supposé, jusqu'à maintenant, que le sentiment exprimé par le culte des ancêtres est bien la piété filiale. Mais tel n’est pas l'avis de M. Farjenel, comme il apparait dans ce passage : «€... Pour le Chinois, la prière n'est pas le soupir de l’âme oppressée ou l’hosanna du cœur joyeux qui montent vers le Dieu bon, père des êtres, c’est la récitation d'une formule. Dans le culte, un seul homme : Le pontife, a le droit de le proférer, et si l'extrème minutie du rite ne lui permet pas de faire à la fois les actes matériels du sacrifice et de dire la prière, ceux qui l’assistent, priènt en son nom (2); ils prient, c’est-à-dire ils récitent, car en chinois, prier se dit : Nien-King : réciter Le livre sacré (3).
« La récitation de ces formules consacrées à pour but principal et presque exclusif, non pas de chanter les louanges des aïeux et de leur offrir un tribut de reconnaissance et d'amour; mais avant tout, d’apaiser leur courroux.
« L'imagination chinoise ne se représente pas Les âmes