‹ Essai sur l'esprit du droit Sino-AnnamiteChapitre 84 sur 109 · FARIENEL, Le Peuple. chinois, p · texte numérisé non relu

FARIENEL, Le Peuple. chinois, p

2. Ainsi : 10 le « pontife » seul a le droit de réciter le « Livre sacré » ; 20 il n’a pas le temps de le faire; 30 les assistants le font pour lui... Où donc l’auteur a-t-il lu tous ces renseignements ?

3. Quel est donc ce livre sacré que les Chinois récitent dans le culte des ancêtres ? Je crois que l’auteur confond, ici, les rites du culte des morts avec ceux de la religion bouddhique : ce sont les bonzes qui récitent le livre sacré... En annamite cela se dit : tung kinh.

des défunts comme des esprits propices, mais au contraire, comme des génies susceptibles, vindicatifs et irrités, toujours prêts à nuire aux vivants... » (1).

Aïnsi le culte des ancêtres reposerait non sur les sentiments de reconnaissance et de vénération qu'on doit garder pour les morts, mais sur la peur d’être étranglé par eux (2).

Il faut reconnaitre que l'auteur est très logique avec lui-même : voulant voir dans le culte des morts une véritable religion, il a été amené à reconnaitre aux rites une « vertu merveilleuse », à dire que les formules rituelles sont « mystérieuses et antiques » (3), à voir dans le livre de famille, non seulement un livre généalogique, mais encore un recueil de ces formules (4), à reconnaitre

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