Cf. Scnerzer, La Puissance paternelle, p
le respect du deuil (1). Bien plus, il ne se contente pas, dans l'intérêt de la morale, d'oublier les intérêts des enfants, il y sacrifie ceux des tiers eux-mêmes : « un édit de Trinh-Côn prescrit que le créancier ne peut réclamer le paiement d’une dette échue qu’à l’expiration de la période de deuil » (2), car la douleur des enfants est profondément respectable et personne n'a le droit de la troubler.
Le culte. — Mais nous n'avons pas encore énuméré tous les devoirs de la piété filiale. L'un des plus importants est de rendre un culte à la mémoire de ceux qui ne sont plus. Le législateur sanctionne cette règle de morale, et organise le culte :
Une portion de l'héritage est généralement affectée aux besoins du culte ; elle est naturellement confiée au gardien du culte et l’art. 87. D, I la rend inaliénable (3).
4. Le législateur sino-annamite est donc un moraliste plus qu'un économiste. Cp. Brirraur (Droit civil..., pp. 6 à 10) qui soutient une thèse différente : « .,. La morale et la vertu, le code lui-même ne sont en effet que les diverses traductions d’un physiocratisme étroit ; la morale est une doctrine d'économie politique ; le code est une religion du sol : la vertu fleure la vie rurale, la terre ensemencée ». Les opinions du savant auteur forment un tout solide qu'il nous est impossible de discuter dans une simple note.