PHiLASTRE, I, p
charité privée ; il se contente done de l'encourager en distribuant des récompenses aux personnes charitables (1).
Mais si la loi ne peut exiger que chacun fasse la charité à son voisin, il lui est facile de punir toute atteinte contre la personne ou les biens d’autrui. Il punit done le vol, les outrages. Il pose aussi le principe que chacun doit vivre en paix avec ses voisins, et doit éviter de leur nuire. Pour lui, la concorde est un devoir, et le procès est immoral ; celui qui à provoqué la naissance d'un procès, en cherchant à s'attribuer ce qui appartient à autrui ou en causant un préjudice à autrui, sera donc sévèrement puni. Toutes les contestations qui naissent entre les particuliers peuvent ainsi donner lieu à l'application d’une peine, car le législateur, sanctionnant toutes les règles de morale, . est amené à punir celui qui ne sait pas vivre en paix avec ses semblables, qui leur porte préjudice ou qui cherche à leur nuire en réclamant en justice un profit illégitime (2).
Mais l'acte préjudiciable à autrui n’est que celui qui porte atteinte aux droits d'autrui. Il semble donc que le