‹ Essai sur l'esthétique de LotzeChapitre 11 sur 51 · Idem, ibid., p · texte numérisé non relu

Idem, ibid., p

A première vue, Lotze semble avoir négligé ce point delà théorie de Kant; mais à vrai dire, il l'a implicitement étudié, ou du moins admis, lorsque, dans l'exposé de sa propre doctrine (Grdz,,% 5), il se montre disciple de Kant en ce qui concerne la théorie du jeu : or, qui dit jeu, dit désintéressement.

Par conséquent, nous trouvons en définitive chez Kant quatre caractères attribués à la beauté. « L'union de ces quatre définitions partielles donne une définition exhaustive du beau : est beau ce qui, par sa simple forme (conformité au but, sans représentation du but) éveille universellement et nécessairement un plaisir désintéressé )) (Falckenberg, op. cit., p. 313).

De ces quatre caractères, deux tout au plus semblent être acceptés et confirmés par Lotze. D'abord, il admet (implicitement du moins, comme nous l'avons vu tout à l'heure) le désintéressement du plaisir esthétique. De plus, il ne semble nullement défavorable (quoi qu'en dise Rôhr, op. cit., p. 6 et 7) à l'hypothèse que la beauté repose sur un accord entre l'impression produite et les habitudes de notre jugement; En eflet, cette théorie peut être développée de la façon suivante : l'impression esthétique naîtrait d'une excitation proportionnée à l'économie de notre vie psychique \ La condition de la beauté en général serait l'union d'une diversité effectuée de telle manière que, quelle que soit la façon dont elle se présente„elle excite notre imagination à jouer dans une mesure conforme à ses lois et habitudes'. Cette théorie de Kant, fondée sur sa défi-

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