‹ Essai sur l'esthétique de LotzeChapitre 12 sur 51 · Cf. Lotze, Gi'sc/i. d. AluIU., p · texte numérisé non relu

Cf. Lotze, Gi'sc/i. d. AluIU., p

nition du jugement esthétique \ peut être considérée comme l'origine de la doctrine du jeu : or, comme nous le verrons, c'est là un des points fondamentaux de l'explication de Lotze. Pourtant celui-ci déclare (Gesc A. d, ^sth. , p. 112) que cette théorie laisse sans réponse la question de savoir en quoi consistent ces lois et habitudes de notre faculté intuitive. et de notre jugement*. Mais cette objection ne nous semble pas bien grave : le jeu concorde avec les lois et les habitudes de notïe imagination et de notre jugement, en tant qu'il consiste en un exercice qualitativement et quantitativement normal de ces facultés. Aussi Lotze n'insiste-t-il pas sur cette objection, et lui refuse-t-il au fond toute importance, en tant qu'il admet la théorie du jeu.

Mais il n'en est pas de même de la distinction établie par Kant entre le beau et l'agréable. Certes, Lotze est loin de contester absolument les caractères d'universalité et de nécessité attribués au beau par son prédécesseur ; mais aussi bien il se refuse à les admettre d'une façon absolue^ En tous les cas, suivant Lotze, ce n'est pas par ces caractères que le beau peut être distingué de l'agréable. En effet, le jugement sur l'agréable est non moins unanime que le jugement sur le beau ; jsar, s'il est exact que le jugement humain possède une or-

1. Conformité au but sans fin déterminée (c'est-à-dire purement subjective).

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