‹ Essai sur l'esthétique de LotzeChapitre 17 sur 51 · Cf. Œlôhr, op. cit., p · texte numérisé non relu

Cf. Œlôhr, op. cit., p

accord fortuit entre quelques-unes de ses propriétés (peut-être tout à fait dépourvues de signification en ce qui concerne l'objet même) et les habitudes de notre activité perceptive. Mais que la réalité, en général, soit ainsi organisée, qu'une telle coïncidence harmonieuse entre les formes des objets et des besoins de la vie intellectuelle soit possible, c'est là un fait universel dans Torganisation du monde, fait que nous devons considérer comme un bien infini. Et chaque objet qui, par ses formes (ne lui appartiendraient-elles qu'accidentellement), rappelle cette réciprocité universelle entre les choses et le monde intellectuel, en tant qu'il représente pour nous un tel bien, possède la valeur objective grâce à laquelle il nous apparaît aussi comme beau en soi » (Grdz,, § 9).

Mais ce fondement objectif (Lotze le reconnaît) n'est pas suffisant ; on peut même insister et dire qu'il n'est qu'apparent ; car, à moins d'admettre avec Kant l'universalité du jugement esthétique, on doit avouer que ce « bien infini » existera seulement pour l'individu qui jugera beau l'objet considéré, puisque ces formes en accord avec l'économie de notre faculté représentative peuvent n'avoir aucune signification pour l'objet même. Or, l'universalité et la nécessité du jugement esthétique sont inacceptables ^ ; ce prétendu fondement objectif admis par Kant n'aura donc pour nous aucune valeur réelle *.

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