‹ Essai sur l'esthétique de LotzeChapitre 21 sur 51 · Cf. Rôhr, op. cit., p · texte numérisé non relu

Cf. Rôhr, op. cit., p

plus OU moins le développement de l'idée (Gesch,, p. 133), en ne coïncidant pas toujours avec les exigences de celle-ci. D'ailleurs, c'est cette conviction d'un conflit entre le développement de l'idée, et le mécanisme autonome de la matière qui permet surtout d'établir une distinction entre le beau et le non-beau \ Il y a donc beauté quand il existe accord entre ce qu'une apparence devrait être, suivant l'idée^qu'elle réalise, et ce par quoi le mécanisme s'exécute (GescA., p. 138). On voit ici combien Lotze se rapproche de Schelling et du pur idéalisme*.

Mais une telle théorie pouvait soulever de nombreuses objections. D'abord il était permis de lui appliquer la critique générale à laquelle l'idéalisme n'a jamais pu répondre d'une façon satisfaisante: ce système qui ne part pas de données positives n'est qu'un échafaudage d'hypothèses impossibles à vérifier; il admet, sans raison d'ailleurs, la subjectivité absolue de la connaissance et en déduit la non-existence du monde extérieur. Sans doute enfin, et nous le reconnaissons, il se développe avec une rigueur parfaitement logique ; mais ( Aristote le disait déjà au sujet des théories idéalistes de Platon) il ne faut pas prendre les vérités logiques pour des vérités ontologiques. Ainsi en ce qui concerne le point particulier de l'Esthétique de Lotze que nous considérons actuellement, on pourrait se demander comment et pourquoi la matière est ainsi indépendante à l'égard de ridée\ Pourtant il

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