Cf. Lotze,' Gesch, der jEstK^ p
5. Cf. Rôhr, op. cit., p. 11, qui reconnaît ici chez Lotze l'influence de Weisse.
leur\ Lotze prétend ainsi dépasser le pur idéalisme, qui nous apprend seulement quelle « signification » possède Tapparence particulière, ou Tidée qui repose en elle au fond*.
Mais en ce qui concerne les Tapports du beau avec le bien, il semble que Lotze ne songe qu'au bien rnoraV, En effet, il distinguait nettement le sens large et le sens restreint du mot bien''. Pourtant, d'après Rôhr (op, cit, p. 40-41), Lotze ne s'est pas contante de reprendre la théorie de Schiller suivant laquelle les formes belles sont les manières naturelles de s'exprimer de l'esprit moral (Gesch. der ^sth., p. 97), c'està-dire de l'esprit humain; il a plutôt cherché à lier le beau au bien moral, en tant que celui-ci, suivant l'expression de Fechner (Vorschule der jËsih,^ I, p. 30), (( s'empreint et se meut dans l'ordonnance et la direction divine du monde ». Ce serait donc avec le bien cosmique que notre âme sympathiserait dans la perception de la beauté. Jusqu'ici Rôhr nous semble avoir raison ; mais nous n'admettrons pas avec lui que ce bien cosmique est le bien absolu^: il n'est que le bien moral jouant un rôle dans la connexion de l'univers. Lotze, en effet, dans les Grundzûge, résume sa théorie de la façon suivante : « Celui qui fait en