Cf. Hegel, op. cit., p. 83 sqq
DU BEAU ET DE SES ASPifCTS PARTICULIERS 49
disons simplement que cette introduction, daiïs une théorie essentiellement idéaliste, de l'hypothèse d'un mécanisme •soumis à des lois universelles ne nous parait pas de nature à supprimer les objections que soulève le principe général de l'idéalisme^ (d'ailleurs Lotze ne développe pas autant cette hypothèse dans les ih'undsûge qu'il ne le fait dans Y Histoire de V Esthétique),
Lotze déclare enfin [Grdz,, § 19) que, quelle que soit la définition admise, la beauté se manifeste toujours (( dans les formes de l'union d'une diversité * ». Mais, comme il le reconnaît immédiatement, « il serait ^rès incertain de faire dériver ces formes de la définition même, et sans doute les systèmes réalistes ont raison lorsqu'ils prétendent qu'on doit, au lieu de subtiliser sur la signification et le fondement -dernier du plaisir esthétique, chercher d'abord ces formes et dispositions premières de la diversité, sur lesquelles repose en fait un plaisir ». Lotze, comme l'a remarqué Ueberweg', admet donc que l'on doit toujours partir du réel. Mais il déclare aussitôt qu'une telle prétention, fort légitime en théorie, ne doit pas être élevée au rang de valeur objective, car, dans ces conditions, (( il y aurait des rapports ou des formes qui, par leur nature, auraient une valeur telle qu'ils plairaient nécessairement à tout être doué de connaissance qui les percevrait seulement, abstraction faite de tout