‹ Essai sur l'esthétique de LotzeChapitre 32 sur 51 · Cf. Falckenberg, op. rit., p · texte numérisé non relu

Cf. Falckenberg, op. rit., p

appelle beautés libres (et ce sont précisément là ces deux premières classes de beautés que Lotze vienfc d'étudier) ; or, Kant, à côté des beautés libres, admet aussi l'existence de ces beautés adhérentes que nous venons de définir. C'est d'ailleurs là, chez Kant, ce fondement objectif du beau que nous avons cru devoir remarquer précédemment (cf, supra, p. 28, note 2).- Mais Kant, « trop puriste pour ne pas reconnaîtrei l'introduction d'un plaisir intellectuel comme uû trouble de la pureté du plaisir esthétique, est pourtant assez juste pour attribuer à la beauté adhérente la plus ^ haute valeur^ )). Lotze, sur ce point, va même plus loin ; il dit en effet (Gi'dz., § 24) : « Que l'impression produite par ces beautés soit moins purement esthétique, précisément à cause de ce fondement, nous ne l'accordons pas à Kant. Seul, le sentiment imméâiat peut décider si une impression d'après sa manière d'être, ressemble à ce que nous fait ressentir d'habitude la beauté. Mais oa ne parlerait pas universellement de la beauté du corps humain, si Ton n'avait conscience que son impression est parfaitement homogène à celle que produit une autre beauté. » Lotze pose donc nettement la supériorité de la beauté adhérente sur la beauté libre, et sa théorie nous paraît p?irfaitement juste; d'autant plus qu'il ajoute immédiatement une restriction importante et tout à fait nécessaire, à notre avis du moins. (( D'ailleurs, poursuit-il en effet, nous sommes d'accord avec Schiller et Kant sur le point suivant : la beauté des créatures vivantes est condi-

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