Cf. Hegel, Cours d' Esthétique ^ introd., III
puisse se développer l'absolu, mais n'a soi-disant pour but que d'atteindre la connaissance parfaite de soi-même, ils ont souvent désigné la religion, l'art et la connaissance philosophique comme les formes, de valeur croissante dans lesquelles l'absolu se crée de lui-même à l'intérieur de l'esprit humain; dans la religion le divin se tient encore en face du sujet fini; dans Yart^ c'est à-dire dans la fantaisie en tant que créatrice ou éprouvant du plaisir, le divin peut être immédiatement à la sensiblité ; mais, cependant, en tant que simple sentiment et en tant qu'affection, il est inséparable du sujet; au contraire, son contenu, s'il vient à être objectivé (c'est-à-dire s'il y a œuvre d'art), redevient extérieur au sujet; dans la connaissance enfin, le divin est présent à l'esprit de par sa propre substance, non pas comme affection, mais bien comme idée qui, conditionnée parles concepts universels, est le sujet pensant lui-même, tout en lui servant d'objet\ »
Cette théorie soulève évidemment de nombreuses objections. Lotze n'en formule qu'une seule en ce qui concerne la définition de la connaissance philosophique, La valeur de cette théorie, dit-il (ibid,)^ « consiste en une appréciation de la connaissance et de la pensée qu'on ne saurait admettre. Nous ne pouvons, ni regarder le devoir de se contempler soi-même d'une façon très impartiale comme un but du développement de l'absolu, ni accorder que l'essence des choses est parfois conçue comme telle par la pensée et, la connais' sance ». Cette critique de Lotze nous paraît fort