‹ Essai sur l'esthétique de LotzeChapitre 6 sur 51 · Cf. Kœgel, op. cit., t. II · texte numérisé non relu

Cf. Kœgel, op. cit., t. II

2. C'est sur ce point surtout qu'il est permis de rapprocher Lotze de Fechner en matière d'Esthétique (Cf. Rôhr, op. cit., p. 24). La valeur esthétique de la sensation réside dans les associations qu'elle éveille (Cf. Gesch. der ^sth., p. 71-80, et p. 230; — cf. Rôhr, op. cit., p. 17-19 et 38).

c'eût été exagérer l'importance attribuée par Lotze à la sensation : certes, cette importance est considérable ; le réalisme de Herbart exerça évidemment une grande influence sur les théories esthétiques de Lotze ; c'est probablement grâce à Herbart que Lotze a compris toute la valeur des analyses formelles (dédaigneusement négligées par les idéalistes), qu'il a senti la primauté de la forme en matière d'esthétique. Lotze (et tous les critiques l'ont remarqué) ^ peut à bon droit être appelé un précurseur de l'esthétique psycho-physiologique*, qui considère la sensation comme le seul élément important. On ne saurait donc nier les concessions faites^ par Lotze aux doctrines sensualistes ; nous avons vu qu'il reconnaît les sensations de beau et de laid comme le seul fondement positif de toute esthétique; de plus, il admet que toutes les sensations possèdent, en tant qu'elles provoquent l'exercice de la sensibilité, une valeur esthétique. Cependant, Lotze n'eût pas dépassé ce point de vue et admis le principe général qui repose au fond de toute théorie purement sensualiste, à savoir que toute sensation contient un élément esthétique proprement dit.

Par conséquent, pour Lotze, les sensations esthétiques sont, en réalité, une espèce de ce vaste genre que constituent les phénomènes de sensibilité générale. On voit donc immédiatement quel est le premier problème que devra résoudre l'esthétique. C'est évidem-

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