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de dilatations passagères qui disparaissent après l’accouchement. ‘
Causes qui déterminent une congestion active. — Ces causes sont multiples. Ge sont: les inflammations et les irritations intestinales par des purgatifs répétés; une alimentation trop excitante et les excès alcooliques qui congestionnent les organes digestifs ; enfin les excès vénériens et les inflammations des organes génitaux ainsi que la menstruation qui activent la circulation du côté de ces organes. |
L'usage de l’aloès a été surtout considéré comme une cause très puissante, et nous savons qu’en thérapeutique on à conseillé ce moyen dans le but de provoquer des hémorrhoïdes. Gosselin a longuement combattu cette manière de voir. D’après lui on n’est jamais sûr d’avoir affaire à des malades qui sont exempts d’hémorrhoïdes avant l'administration de l’aloès, et de plus, il n’est pas certain que les lésions déterminées par l’aloès sont bien des hémorrhoïdes.
Causes mécaniques.— J.-L. Petit (1) a le premier insisté sur ces causes dont l’influence est parfois incontestable. C’est ainsi que les tumeurs de la cavité abdominale, en exerçant une compression sur le système porte, gênent la circulation dans les veines hémorrhoïdales et peuvent déterminer leur ectasie. Les tumeurs et les inflammations du foie sont particulièrement efficaces à ce point de vue, et la fréquence des hémorrhoïdes dans la cirrhose est telle que, malgré l'opinion de quelques auteurs (Monneret, Frérichs, Lecorché), on les considère comme ayant une certaine valeur symptomatique. De même la gêne apportée
(1) Traité des mal. chir. 4790. t, IL, p. 71.
dans la cireulation générale par la pléthore, l’asthme, l’emphysème, les maladies du cœur, les efforts répétés de miction et de défécation peuvent favoriser le développement de ces varices. Gosselin, pensant que la surcharge graisseuse de l'épiploon peutcomprimer les veines hémorrhoïdales, incrimine l'obésité. Nous croyons plutôt que l'obésité et les hémorrhoïdes dépendent de l’arthritisme, qu’elles en sont deux manifestations différentes et que chacune d’elles évolue pour son propre compte, sans aucun rapport de cause à effet. — La constipation a été invoquée avecraison. Elle agit de trois façons : (&) par la compression dueaux matières fécales durant leur séjour dans le rectum et la partie inférieure de l’Silliaque ; — (b) par les efforts répétés de la défécation ; — (c) enfin, par le passage des matières fécales durcies.
Quant à la constriction de la taille par des vêtements trop serrés, elle peut évidemment provoquer une légère stase, mais elle ne saurait jouer un rôle sérieux dans l’étiologie des lésions dont nous nous occupons. Sil en était autrement, les femmes qui portent des corsets pendant 30 et 40 ans devraient toutes avoir des hémorrhoïdes. Or, celles-ci ne sont pas plus fréquentes chez elles que chez les hommes.
Causes d'ordre anatomique. — Ce sont : 4° La déclivité des veines hémorrhoïdales ; 2° les anastomoses qui existent entre les origines de la veine porte et les veines de la circulation générale ; 3° l'absence de valvules dans les veines du système porte ; 4° enfin l’étranglement que les veines hémorrhoïdales subissent en traversant les parois musculaires du rectum.
Profession. -— Les hémorrhoïdes sont plus fréquentes chez les gens qui mènent une vie sédentaire. La pdsition
assise prolongée, surtout sur des sièges rembourrés ‘et susceptibles de s’échauffer, produit une stase dans les veines hémorrhoïdales etagit sur elles comme la station debout agit sur les veines des jambes, Cette influence est accrue par la constipation qui est l’apanage de la vie sédentaire. ;
Hérédilé. — Reconnue par beaucoup d’auteurs, elle a été contestée par M. Potherat (4), car, d’après lui, les hémorrhoïdes € n'existent pas chez l’enfant ce qui n’est guère favorable à l’idée d’une influence héréditaire. »
A cette manière de voir on pourrait faire deux objections : 1° On a vu des hémorrhoïdes chez les enfants, elles ont été même congénitales dans les cas rapportés par M. Potain, auxquels nous avons fait allusion au chapitre de l’influence de l’âge. — 2° Une maladie peut être héréditaire et ne pas se déclarer dès la naïssance de l'individu. Ce n’est donc pas seulement chez les enfants qu’il faut chercher ces varices pour se rendre compte de l'influence de l’hérédité, mais aussi chez les adultes et les vieillards. On trouve alors plusieurs exemples d’hémorrhoïdes observées sur plusieurs membres de la même famille : M. Potain (2) les a vues sur neuf personnesappartenant à la même famille; dans l'observation V nous rapportons un cas analogue : il s’agit d’un homme hémorrhoïdaire dont tous les enfants (5 garçons et 2 filles) étaient atteints d'hémorrhoïdes. Dans ces cas il serait bien diffcile de nier l’influence de l’hérédité.
Théorie fluxionnaire., — La nature du flux hémorrhoïdaire a été comprise de deux façons différentes : pour les
(4) Traité de chirurgie. Art. Hémorrhoïdes. : (@) L. c.