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Varices de la vessie

Depuis Civiale quin’était pas convaineu de leur existence, des observations authentiques ont prouvé non seulement qu’elles existent, mais aussi qu’elles ne sont pas excessivement rares, M. Tillaux, (1) leur assigne même un rôle dans la pathogénie de la cystite chronique : « Il m’a semblé d’après quelques observations, dit-il, que cette affection pouvait résulter de la présence de varices développées dans cette région sur des sujets à tendance hémorrhoïdaire et j'ai cru devoir proposer le nom de cystite variqueuse du col. ».

Elles se localisent de préférence dans le voisinage du col et de la prostate. Quelquefois le système vasculaire des vésicules séminales et des cordons spermatiques participe à cette éctasie. Dans le cas de Baraduc (2) il existait des varices périvésicales et périprostatiques, en même temps que les hémorrhoïdes. Dans les deux cas de Duplay père (3) il y avait des varices de la vessie, des dilatations variqueuses autour de la prostate et du col et un varico= cèle double. Le malade observé par M. Tillaux (4) portait aussi un varicocèle.

Age. — D’après Boyer (5) ce sont surtout les jeunes

(4) Traité de clin. chirurg., 3° édit. t. IN, p. 273.

(2) Th. de Paris, 1878.

(3) Arch. génér. de médecine, 5° série, t. VI, 1855, p. 436. (4) Traité d’anat. topogr., 6° édit. p. 796.

(3) Traité des mal. chirurg., 1826, t. IV, p. 74.

gens qui seraient atteints, mais il ressort des observations qui ont été publiées qu’elles sont, au contraire, beaucoup plus fréquentes chez les vieillards. M. Jamain (1) explique cette fréquence par ce fait qu’on trouve souvent chez eux des altérations séniles : cystite, hypertrophie des parois vésicales, qui peuvent gêner la circulation dans ces veines.

Causes qui déterminent une congestion active. — L'abus du coït et des boissons (Bover), un régime trop succulent (Pascal) (2) seraient une cause de dilatation variqueuse dans cette région. C’est pour cette raison que Boyer la croyait plus fréquente chez les jeunes gens. — Les inflammations, surtout chroniques, les congestions fréquentes provoquées par la présence de corps étrangers, et plus particulièrement de calculs vésicaux, ont également une part dans l’étiologie de ces varices.

Causes mécaniques. —- Les efforts violents des muscles abdominaux soit pour uriner, soit pour aller à la selle, des obstructions ou des affections organiques des viscères abdominaux (Boyer), l’usage de vêtements trop serrés (Pascal), peuvent gêner la circulation en retour dans les veines vésicales. L'habitude de résister au besoin d’uriner, ainsi que la rétention involontaire, produisent, selon M. Jamain, un effet analogue, car plus la vessie est disteudue et plus la circulation s'effectue difficilement. La vie sédentaire et l’état pléthorique-de l’individu, la grossesse, surtout les grossesses répétées (Budin) et enfin l’hypertrophie des parois de la vessie appartiennent à cette catégorie de causes dont l'influence est incontestable.

(4) Nouv. dici. de méd, et de chir. prat. Art. vessie.

(2) In Chopart. Traité des mal. des ‘voies urinaires, 1824, t. IL, p. 94.

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Prédisposition. — La faiblesse des parois veineuses a été invoquée par Pascal comme la vraie cause prédisposante, et M. Duplay a précisé la nature de cette faiblesse en accusant l’arthritisme. C’est ce qui ressort, en effet, de la majorité des observations connues, car, à défaut d’autres signes, la présence d’hémorrhoïdes et de varicocèles primitifs est, pour nous, une raison de considérer ces malades comme arthritiques. Dans plusieurs observations dont nous avons déjà parlé il existait des hémorrhoïdes et des varicocèles, et M. Tillaux croit, comme nous l'avons vu, que ces varices se développent surtout sur des sujets à tendance hémorrhoïdaire.

Les varices de l’urèthre seraient assez fréquentes, d'après Richet (1) et Dupin (2), et la plupart des tumeurs décrites sous le nom de polvpes, excroissances, végétations charnues, fongosités, etc. ne seraient que des varices de l’urèthre méconnues. Quoi qu’il en soit il faut savoir qu'il s’agit uniquement de l’urèthre de la femme.

La grossesse et les tumeurs de l’utérus sont la principale cause de ces phlébectasies. Viennent ensuite l’antéflexion de l’utérus et la résistance au besoin d’uriner, car les femmes sont, plus que les hommes, soumises à l’obligation de conserver longtemps leurs urines (Richet).

On a accusé aussi, avec moins de raison, la blennorrhagie, la malpropreté, les excès, la constitution forte {Clarke) (3), dont l’efficacité est très discutable.

Une autre cause, beaucoup plus importante, c’est l’état des parois veineuses invoqué par Lemoine (4) qui a

(4) Gaz. des hôpit., 1872, p. 514.

(2) Th. de Paris, 1873.

(3) Cité par Budin, 1. c., p. 157.

(4) In Dupin, l.e.

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souvent observé des hémorrhoïdes chez les femmes

atteintes des varices de l'urèthre, Par ce côté, leur étiologie rappelle celle des varices vésicales,

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