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Classification des varices

En cherchant jes causes qui produisent les varices dans les différentes régions du corps, on trouve qu’elles sont souvent précédées de l'apparition de tumeurs, d'inflammation, agents dont la présence anormale gêne la circulation * Ou agit sur les parois veineuses Le développement de ces varices est intimement lié à l’histoire de l’état morbide que les précède, c’est pourquoi o1 dit qu’elles sont secondaires.

Dans d'autres cas, au contraire, elles peuvent se développer sans qu’on puisse incriminer d’agent morbide capable d’apporter une gêne anormale à la circulation veineuse. Pour bien mettre en relief ce caractère important de leur histoire on dit qu’elles sont primitives.

Étant donné qu’au point de vue anatomo-pathologique les varices de l’une et de l’autre classe se ressemblent complètement, fil y a lieu de se demander s’ilexiste quelque différence entre eiles quant à leur signification.

À cette question nous répondons d’une façon affirmative. Il existe, en effet, uue différence qui consiste dans le degré de facilité avec laquelle ces altérations apparaissent.

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Toute production variqueuse est précédée de troubles dans la nutrition des parois veineuses. Or, ces troubles se produisent plus ou moins facilement suivant les orgapismes. Il faut donc tenir compte de ce fait, pour pouvoir juger de la gravité des lésions, qu’un agent morbide donné peut déterminer dans la nutrition des parois veineuses.

Mais en même temps il faut tenir compte de l’importance des causes occasionnelles qui peuvent agir avec plûs ou moins d'intensité. Dans le système veineux, ces causes varient depuis les plus considérables, comme celles qui déterminent une gêne circulatoire permanente (oblitération), jusqu'aux plus légères, comme la simple station debout qui, dans certains cas, peut suffire pour produire la dilatation variqueuse des veines des membres inférieurs.

Ces deux facteurs se combinent de différentes façons et le résultat est quelquefois imprévu. C’est ainsi qu’on peut voir des varices sur un sujet non prédisposé, à la suite d’une oblitération ou de la compression d’un tronc veineux, -et constater, par contre, leur absence complète chez un sujet prédisposé mais ne se trouvant pas das des conditions favorables à leur développement. Ainsi donc le résultat dépend à la fois des causes occasionnelles et de l’état des parois veineuses.

Or, ces causes, pour les varices primitives, sont d'ordre physiologique, et comme tous les individus ne sont pas atteints de cette affection, 11 faut forcément attribuer son apparition chez certains sujets à une prédisposition. Pour les varices secondaires, au contraire, la gêne circulatoire

est autrement importante et peut agir même avec son maximum d'influence dans le cas d’une oblitération complète de la veine. Dans ces conditions elle peut déterminer la üilatation variqueuse des veines quel que soit l’état antérieur de leurs parois.

Nous résumons ces premières considérations par les propositions suivantes :

L'apparition des varices secondaires ne signifie rien au point de vue de l’état antérieur du syslème veineux.

Le développement des varices primitives exige une prédisposition des veines à l'altération variqueuse.

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Si l’on jette un coup d'œil d'ensemble sur le système velueux envisagé comme champ de ces manifestations pathologiques, on constate d’abord que toutes les régions de se système ne sont pas atteintes avec la même fréquence. De plus, lorsqu'on examine les causes qui les ont proyoquées on trouve qu’il y a des régions où ces altérations sont toujours secondaires (œsophage, bras, thorax, abdomen etc.) et d’autres où les varices qu’on observe sont le plus souvent primitives (jambes, rectum, cordon spermatique).

Cette inégale distribution des varices était facile à prévoir d’après ce que nous avons dit tout à l'heure de la nature de leurs causes. En effet, tandis que les varices secondaires peuvent se développer partout où il y a des veines et des obstacles à la circulation, les varices primitives exigent comme cause déterminante une gêne circulatoire provenant de la disposition anatomique normale

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