LES MÉDECINS ET L’EUTHANASIE
Quels arguments le corps médical doit-il opposer à la théorie euthanasiste, c'est ce que nous nous proposons d'étudier dans ce chapitre.
Nous considèrerons d'abord ceux qui découlent de la vocation el de la tradition médicales, nous rechercherons ensuile sur quelles données scientifiques il est permis de baser notre « non occides » professionnel.
«Le naturel du médecin, dit Guermonprez, est fait de commisération, de compassion, d’incessante sollicitude el il lui faut soutenir son semblable jusqu'au bout. Sa vocalion le range aux anlipodes des homicides ».
Sa seule raison d'être, en effet, est le maintien de la vie, et la confiance des malades est à ce prix. Certes, le médecin ne pourra pas toujours guérir, alors il consolera. « Le mensonge consolateur soulage le malade plus que la chimie pharmaceutique » (Daremberg). « Si un de vos malades, dit le professeur Rénon, est atteint d’une maladie chronique el incurable, je vous en supplie, ne l’abandonnez pas. Le médecin est le marchand d’espérance et l'espérance est la suprême consolation des hommes. Donnez par de-petits moyens thérapeutiques associés à de fortes doses de psychothérapie, aide et réconfort
à ces malheureux. Au contraire si, comme le souhaitait