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de la porte d’entrée principale, deux fontaines et deux grands réservoirs fournissaient l’eau à tous les besoins.
Cet hôpital des Pestiférés, ainsi conçu, demeura plus d’un siècle. Les malades, sitôt signalés en ville, étaient conduits à Maréville. Là, ils étaient aussitôt confessés et communiés, puis enfermés. En cas de guérison, ils étaient autorisés à sortir et à regagner leur domicile, après avoir séjourné dans les loges de quarantaine. Un pourvoyeur, vêtu d’un costume spécial et armé d’un bâton bleu et blanc, était seul chargé des communications entre l'établissement et l’extérieur. L’entrée de l’hôpital était formellement interdite; ainsi les risques de contagion étaient-ils très réduits. Les soins étaient donnés aux malades par des religieux établis à l’hôpital.
Anne Fériet avait, par son testament, légué 30.000 francs en faveur de l’hôpital des Pestiférés de Lorraine. Elle avait fait don d’une coupe d’argent à M. Nicolas Marchal, ingénieur de $. A. le Duc de Lorraine, qui avait dirigé les travaux de construction.
Le Duc Charles, par des lettres patentes, avait accordé de nombreux privilèges à la nouvelle institution. En décembre 1603, il fit donation à l’hôpital de 18 arpents de bois. En 1622, le Duc Henri ajouta 22 autres arpents que l’Asile d'aujourd'hui possède encore. ses
Jamais fondation hospitalière ne fut entourée de plus de garanties. Anne Fériet mourut en 1604. Elle assurait une rente de 1.000 livres à Maréville. Elle avait confié l’administration à ses exécuteurs testamentaires. Par acte du 11 janvier 1610, le dernier de
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ceux-ci remit au Conseil de Nancy la tutelle de l’hôpital. Les revenus s'accumulent, les ressources s’accentuent et le domaine se constitue.
La fondation pourvoyait à l’habitation des malades et aux frais d'administration ou de services religieux. Le Conseil de ville payait la journée des malades indigents; quant aux solvables, ils acquittaient la pension fixée par un règlement particulier.
Les épidémies de peste cessèrent vers 1637. La guerre vint alors désoler la Lorraine. Maréville fut négligé; l’Hôtel de Ville ralentit sa tutelle et ne fit plus qu’une fête patronale annuelle. D’ailleurs l’établissement perdit la majeure partie de ses revenus qui lui venaient des Salines de Dieuze. L'argent fourni par les coupes de bois suffisait à peine à l’entretien des bâtiments et au service des messes à la chapelle Sainte- Anne.
Le Duc Léopold, à son arrivée en Lorraine, venait souvent chasser dans le bois attenant à Maréville (le parc actuel de l’asile) ; il eut l’idée d’affecter l’établissement à un autre usage.
C’est ainsi qu’en 1704 il rendit un arrêté qui remit Maréville en jouissance de ses rentes, avec rappel des arrérages depuis 1698.