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affin que les pauvres pestifférés se puissent ressentir des biens qu'il a plu à Dieu m'envoyer en ce mortel monde, qu’ils puissent être bien secouruz en cette infirmité déplorable et qu’ils prient Dieu pour mon âme.
Grâce à sa générosité, des bâtiments s’élevèrent dans le voisinage du cimetière, ainsi que la chapelle Sainte- Anne, qui fut consacrée en 1602 par l’évêque de Toul. Autour de celle-ci, on pouvait voir alors des logements pour un concierge, un aumônier et des chirurgiens; des loges pour les malades. L'Hôtel de Ville de Nancy était chargé d’administrer l'hôpital nouveau, qui s’appelle désormais Marainville ou Maréville. Anne Fériet acquit encore à ce moment 8 arpents de bois situés autour de l’enclos et appartenant au Due Charles [”.
L'œuvre fut mise à profit lors des grandes épidémies de peste de 1628 et 1630. IL nous faut d’ailleurs signaler qu’à la peste vint s’ajouter une maladie d’une autre nature; une affection mentale qui égara une foule de malheureux qui se persuadaient qu'ils étaient sorciers.
En 1633 il est ordonné que tous les malades, indifféremment, touchés de la peste, seront dorénavant mis dans l’enclos de Maréville.
Il nous semble intéressant de fournir ici une description de l’hôpital des Pestiférés, d’après le plan qui en fut dressé en 1651, conservé aux Archives de Nancy et que nous reproduisons dans cet ouvrage :
Au centre de l’enclos, s’élevait la chapelle Sainte- Anne avec son dôme surmonté d’une lanterne à quatre colonnettes que terminait une croix. L’entrée prin-
MARÉVILLE .
‘Hopital de lesulcrés 1597 à 1716.
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cipale de l’enclos était placée à l’Est, telle qu’elle le fut encore jusqu’en 1868. À droite, et contre le mur du Nord, étaient adossés des bâtiments de service : concierge, grange, chirurgien, apothicaire, confesseur, chapelain. En face, à l’angle sud-est, se trouvaient les