EUR
EN Ur LME
ie
une superficie de 1 hectare 73 ares et se répartissaient de la façon suivante :
Un premier groupe, désigné sous le nom de quartier du Centre, comprenait la portion du bâtiment principal laissée intacte après l’incendie de 1794. Le soubassement ou rez-de-chaussée de ce pavillon comportait de vastes celliers et des caves, une cuisine et un réfectoire. Le premier étage était réservé à l’église, au logement des Sœurs, à des bureaux et à la lingerie.
Outre ce quartier du Centre, il y avait alors comme aujourd'hui un quartier général des hommes, un autre pour les femmes.
Le premier, séparé du précédent par une cour, dite cour des Tilleuls, se divisait en quatre.
Saint-Charles, bâtiment tout neuf, construit en 1832, avec des bains et des douches, servait à loger 74 aliénés pensionnaires.
Saint-Louis, grand bâtiment élevé en 1830, avec des cellules, des loges et des dortoirs, pouvait abriter 154 malades.
Le quartier Saint-Pierre, qui avait été agrandi en
Enfin le quartier Saint-Joseph était réservé aux idiots.
Chacune de ces divisions comportait une cour, un
chauffoir, une salle d’infirmerie et des dépendances secondaires.
Le quartier des femmes, rattaché directement au nn
de Er
quartier du Centre, présentait trois groupes de cons-
tructions :
Sainte-Elisabeth, 85 places.
Sainte-Françoise, 150 places.
Sainte-Euphrasie, 10 places.
Le pavillon Saint-Nicolas, réservé aux pensionnaires femmes, se trouvait dans le groupe des bâtiments de service, adjacent à la basse-cour, au milieu de l’avenue d’entrée et pouvait contenir 21 aliénés.
Les bâtiments de service comprenaient, en suivant l’ordre depuis la porte d’entrée principale :
Le logement du portier, le logement du desservant; une basse-cour avec des écuries, des étables, le logement du jardinier avec une grande remise attenante où la pompe était placée; le logement des menuisiers et des forgerons, enfin une grande buanderie.
En outre il existait deux grands bâtiments longeant la cour des Tilleuls et reliant le quartier des hommes au quartier du Centre.
Le premier de ces bâtiments à été reconstruit en 1833, avec au rez-de-chaussée, un grand hangar à bois et une remise à voitures.
Le second est un magasin qui groupe, en plus, des greniers à grain et des séchoirs.
La pharmacie, la boulangerie et la dépense, sont installés dans un bâtiment neuf.
Si nous ne savons quel était l’état des constructions à ceite date, nous savons du moins que chaque bâtiment avait un grand chaufloir servant de réfectoire
ARMY Liber
aux heures des repas. Il n’y avait alors qu’une seule infirmerie pour chaque sexe, point que l’on trouvait déjà insuffisant. Il existait déjà des ateliers où l’on occupait tous les aliénés en état de travailler.
Les promenoirs étaient en plein air et manquaient de galeries couvertes, mais les chauffoirs y suppléaient pour la pluie et le froid. Les cours étaient pour la plupart sablées et non pavées; à l’exception de celle des furieux, toutes étaient plantées d’arbres.
D'ailleurs, certaines de ces cours étaient aménagées en véritables jardins.
Hors des quartiers existait une grande galerie couverte où les aliénés tranquilles pouvaient se promener à l’abri des intempéries. Les salles de réunion étaient chauffées par de gros fourneaux en terre cuite ou en fonte, défendus par de fortes barrières.