‹ Essai sur l'évolution de l'assistance aux aliénés à MarévilleChapitre 16 sur 27 · V.— MARÉVILLE et la Loi de · texte numérisé non relu

V.— MARÉVILLE et la Loi de

C’est alors que fut promulguée, le 30 juin 1838, la loi sur les aliénés, dont le projet avait été présenté à la Chambre des Députés le 6 janvier 1837. A partir de cette date, Maréville devint un établissement départemental, et nous entrons dans une ère nouvelle.

En effet, si Maréville, de longue date, reçut en plus des pestiférés et des libertins, quelques aliénés, sa véritable destination d’asile date seulement de la loi

de 1838. A’ cette époque, le département de la Meurthe acquit les bâtiments pour y hospitaliser ses aliénés. Les départements de la Moselle, des Vosges et de la Haute-Saône y envoyaient également les leurs, et c’est ainsi que, dès lors, s’étend à l’ouest de Nancy, toute une cité, celle de la folie.

Mais cette cité est aussi celle des grands dévouements : les médecins, les infirmiers, les Sœurs s’y prodiguent et déploient dans leurs délicates fonctions une patienté charité.

Il résulte du relevé général des entrées annuelles de 1794 à 1841 à Maréville, que le chiffre des admissions atteint son maximum en 1838 et en 1839. Le nombre des admissions s’est progressivement accru de 1808 à 1840, pour passer de 11 à 189. Ce fait est le résultat de la loi de 1838 et ne saurait être imputé à l’augmentation du nombre des malades. Il tient à ce que les aliénés sont plus en évidence à partir de ce jour; on les retire des couvents qui les dérobaient aux regards, des hospices où ils végétaient, pour les placer à l’asile où ils vont recevoir des soins éclairés et peut-être guérir, pour certains d’entre eux. Cette explication est celle que donne le docteur ARCHAMBAULT, dans son rapport médical au préfet, en 1842.

Dans son rapport au Conseil Général de 1851, on peut lire ce qui suit :

La loi du 30 juin 1838 est observée à Maréville dans sa lettre et dans son esprit. Par l’appropriation des diverses localités, l’administration a pu opérer une classification méthodique des malades et préparer ainsi les bases d’une discipline qui se maintient au milieu d’une grande liberté.

MAREVILLE 1841, (NORD)

Jominicas Nancy

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Wiener, 85. rue

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