‹ Essai sur l'évolution de l'assistance aux aliénés à MarévilleChapitre 21 sur 27 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

Il est impossible de retracer l’histoire de Maréville sans y rattacher celle de Sainte-Anne qui, après avoir été le pensionnat de Maréville, est devenu aujourd’hui son service ouvert.

Dès 1860, Maréville avait acquis des terrains situés à Laxou et avait élevé là une vaste ferme avec bassecour et clapiers, étables, capable d’approvisionner l'établissement. On y avait créé un abattoir où l’on tuait deux ou trois fois par semaine. Pendant la guerre de 1870, les Allemands avaient temporairement utilisé cette ferme comme ambulance. Il y avait alors une margarinerie près de Sainte-Anne, dont les eaux polluées venaient se jeter dans l’Asnée. La ferme était occupée par 60 indigents de Maréville, gardés par un ou deux surveillants; un jardinier habitait un petit logement voisin.

Ce n’est qu’en 1893 qu’on entreprit la construction du Pensionnat Sainte-Anne : deux bâtiments symétriques, vastes, élevés, reliés l’un à l’autre par une cuisine commune. Ce pavillon ne fut terminé qu’en 1897, et c’est en janvier 1898 que fut inauguré l’établissement. La maison devait rester jusqu’en 1934 pensionnat de Maréville; on y logeait environ quarante mala-

des, hommes et femmes.

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