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En 1905, l’administration de Maréville fit l’acquisition des terrains contigus au pensionnat Sainte-Anne, d’une superficie de 11.000 mètres carrés, pour débarrasser ce dernier d’un voisinage insalubre et malpropre. |
En 1900, la division des hommes renfermait encore plusieurs bâtiments anciens, dans un état de vétusté et de délabrement qui contrastait d’une manière très fâcheuse avec les idées actuelles en matière d’hospitalisation et d'hygiène et dont la disposition intérieure pouvait amener les pires catastrophes en cas d’incendie.
Les vieux quartiers Saint-Pierre et Saint-Roch devaient être remplacés; ils le seront en 1910. La ferme à Sainte-Anne devait disparaître; le vieux quartier Saint-Joseph devait, sinon disparaître, du moins être désaffecté ; nous verrons qu’il existe encore aujourd’hui et qu'il sert à abriter de vieux chroniques travailleurs.
Le docteur Paul SÉRIEUX, dans son livre de 1903 sur l’Assistance aux Aliénés, réserve un paragraphe ainsi conçu sur l’Asile de Maréville :
Nous serons brefs sur ce grand asile qui n’est digne ni du département de Meurthe-et-Moselle, ni de la ville de Nancy. C’est une vaste renfermerie d’aliénés, bâtie sur un terrain d’assiette tout à fait insuffisante, accidenté. Avec ses bâtiments trop vastes, ses préaux d’agités, ses quartiers cellulaires, ses cours de prison, Maréville ne ressemble guère à un établissement hospitalier. On a adopté à Maréville le système des pavillons détachés, indépendants. Les uns sont perpendiculaires, les autres parallèles à la ligne d’axe. Ils sont étagés et comportent 9 quartiers par division.
Projet du Plan de Sainte Anne.
(La chapelle n’a jamais été réalisée) (Collection de M. R. Wiener.)
Photographie de Sainte Anne en 1898.
(Collection de M. R. Wiener.)
enr
Le personnel médical pour 1.600 malades comportait alors deux médecins, les docteurs PARIS et VERNET, quatre internes et pas de pharmacien.
Maréville vers 1900 (Collection de M. R, Wiener.)
Vers 1905, l’Asile présentait à peu près la constitu-
tion suivante :
La division des hommes :
Saint-Pierre (vieux Saint-Pierre) était un bâtiment réservé aux agités, formé de vieilles cellules du type de celles qu’on rencontrait à la Salpétrière.