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position qui ne permet pas d’éviter le contact des malades avec les personnes se rendant dans le pavillon. Enfin, quelques cours, au lieu d’être de configuration régulière, présentent des recoins où les malades peuvent s’isoler, ce qui complique la surveillance. Tandis que les cours des agités sont seulement plantées de quelques grands arbres destinés à fournir de l’ombre, celle des malades plus calmes sont autant que possible de l’ombre, celles des malades plus calmes sont autant que possible agrémentées de parterres et corbeilles fleuries, afin de leur donner l’allure de jardins. Chaque cour est pourvue d’urinoirs et de W. C. aménagés dans le but de rendre la surveillance constante possible. Une bonne fontaine se retrouve partout et distribue de l’eau potable aux malades.
Si nous pénétrons maintenant dans le quartier luimême, nous y trouvons les éléments suivants sur lesquels nous allons fournir quelques précisions.
Dortoirs.
Les dortoirs, du fait de la constitution trop étendue des constructions, sont le plus souvent beaucoup trop vastes. La plupart d’entre eux comportent en moyenn® une vingtaine de lits, beaucoup atteignent le chiffre de quarante. Il y a bien, c’est vrai, dans les pavillons d'observation et de traitement, des dortoirs beaucoup plus restreints à quatre ou six lits, mais ils sont l’ex-
ception, et il faudrait souhaiter de les voir plus nonibreux.
Le nombre des chambres d'isolement est certainement insuffisant et il arrive trop fréquemment qu’un grand dortoir soit tenu éveillé par l'agitation d’un seul malade qu’on n’a pu isoler faute de place.
De même le manque de boxes individuels ne permet pas de soustraire au regard des voisins, les agonisants, lacune évidemment grave à laquelle nous remédions dans une certaine mesure par l’usage fréquent de paravents.
Nous ne saurions entrer ici dans des détails précis sur les dimensions des salles d’alitement. Dans tous les quartiers de traitement, en raison même de l’étendue des’ salles et surtout de la hauteur des plafonds, le cube d’air est toujours respecté. Ce qui laisse souvent prise à la critique, et ce qui donne surtout l’aspect d’encombrement, c’est l’insuffisance de l’écartement des lits des malades.
Installations de bains.
Il existe un service central d’hydrothérapie pour les travailleurs et les chroniques, mais la plupart des pavillons sont dotés d’installations balnéaires appropriées. Toutefois celles-ci ne sont pas en règle générale en nombre suffisant et souvent aussi trop rudimentaires quant à leur organisation.
Néanmoins Maréville, si on le compare aux autres asiles, peut compter parmi ceux qui sont le mieux aménagés à ce point de vue. Certains pavillons possèdent même des bains qui pourraient servir de modèles ; outre les baignoïres ordinaires permettant la balnéa-
tion continue avec chauffage autonome et réglage automatique de la température, il y a des douches simples pour les hommes, avec collier pour les femmes, des bains de pieds et des bidets.
Salles de réunions.
Si chaque pavillon est doté, ‘à Maréville, d’une salle spéciale où les malades levés peuvent se réunir, il est regrettable que l’encombrement progressivement croissant ait souvent modifié l’affectation de cette salle, trop fréquemment transformée en dortoir. Néanmoins ces salles existent dans certains quartiers; elles sont souvent d’une superficie trop restreinte, munies de tables et de sièges. Elles auraient avantage à recevoir une décoration picturale de nature à les égayer. Dans les services d'hommes, on a aménagé, chaque fois que la chose a été possible, des jeux intérieurs tels que ping-pong, billards, billard russe, qui permettent aux malades de se divertir quelque peu. Dans les services de femmes travailleuses, toutes facilités leur sont données pour qu'elles puissent s'occuper à des travaux de couture. Enfin certains pavillons possèdent des ins-
tallations de T. S. F.
Réfectoires.
Les locaux destinés à recevoir les aliénés pendant les repas ne sont pas toujours distincts et sont souvent confondus avec les salles de réunion.
Les réfectoires ne présentent rien de particulier quant à leur organisation.
Chaque quartier comporte en outre des annexes médicales et des annexes de service.
Les annexes médicales comprennent les cabinets médicaux du médecin-chef de service, les bureaux du surveillant et des chefs de quartier et des chambres du personnel infirmier interné.
C’est surtout dans le quartier d’infirmerie et de traitement que le cabinet médical est indispensable, de façon à rendre aussi facile que possible l’examen des entrants et des malades.
Les annexes de service comportent différents éléments dont certains sont indispensables : l'office qui servira de réchaufferie des aliments venus de la cuisine centrale ou qui permettra à l’occasion de faire certaines préparations culinaires élémentaires entre les heures de repas; la laverie avec évier et une armoirebuffet pour la vaisselle.
Le mobilier.
On s’est efforcé, dans tous les pavillons où la chose était possible, en tenant compte des réactions des malades, à éviter le mobilier strictement hospitalier, en lui donnant un caractère plus intime et moins unifié. Il nous faut cependant avouer en toute franchise qu’en général le mobilier reste des plus rudimentaires et des plus véiustes. On a choisi avant tout des modèles robustes. Le lit qui, dans les dortoirs de nuit est le seul
mobilier, est toujours en fer. Le sommier est entiere-
ment métallique et à lames flexibles. L'ensemble des lits est d'aspect homogène.
Pour les malades agités comme pour les gâteux, les lits sont d’un modèle surbaissé (lit bateau) rendant plus faciles les soins.
Dans les salles d’alitement continu, le mobilier est complété par des tables de nuit en fer, sans cloisons fermées. Jamais il n’est fait usage de vases de nuit, des W. C. étant toujours aménagés dans la salle ou à proximité. Il serait utile de prévoir, dans certains dortoirs, des chaises ou des bancs qui font encore défaut. Les salles de jour comportent des tables avec des bancs ou des sièges mobiles munis de dossiers. Une grosse lacune réside dans l’absence de rayons ou d’étagères où les malades pourraient déposer quelques objets personnels, sans pour cela compliquer la surveillance.
Une certaine partie du mobilier, les tables en particulier, sont fabriqués aux ateliers de l’asile, par les soins des malades.
Parloirs.
Il n’y a en pratique que deux grands parloirs centraux par sexes. Dans les quartiers d’alitement, les familles sont admises auprès de leurs malades dans la salle même où ils se trouvent et sous la surveillance constante du personnel.
Téléphone,
Un téléphone intérieur reliant entre eux tous les pavillons de malades ainsi que les pavillons particu-
liers des médecins, l’internat et les divers services économiques et administratifs, rend facile et rapide l’intervention du médecin chaque fois qu’elle est nécessaire,
Quartier des épileptiques.
L’article 22 de l’ordonnance de 1839 stipule « la nécessité de séparer les aliénés épileptiques ».
Il y a, en effet, de prime abord, intérêt à soustraire à la vue des autres malades, les manifestations comitiales motrices. De plus, l’impulsivité et la brutalité qui forment fréquemment le fond de la mentalité des épileptiques, font de ceux-ci des malades très particuliers et difficiles à vivre. Malgré ces deux arguments, l'expérience a montré qu'il n’y a pas à proprement parler d'intérêt majeur à isoler les épileptiques et qu'il n’y a pas de gros inconvénients à voir ces malades mélangés aux autres. À Maréville, s’il existe dans la division des femmes, un pavillon spécialisé, Ste-Elisabeth, où sont groupées une cinquantaine de comitiales, les autres sont placées dans des pavillons non individualisés, et dans la division des hommes, aucune différenciation n’est faite à ce point de vue, sans entraîner, pour cela, la moindre complication. C’est ici le moment de souligner la lacune que constitue l’absence de quartier pour épileptiques non aliénés, nous y reviendrons plus loin, en traitant
du service ouvert.
Crèche et Garderie des Enfants du Personnel.
La loi du 5 août 1917 prescrit aux chefs d’établissements occupant plus de 100 femmes âgées de plus de 15 ans, d'installer dans leurs établissements des chambres d’allaitement. La loi a été suivie à Maréville et une pouponnière, construite en 1931, fonctionne depuis cette date. Sur simple autorisation du chef de service, les infirmières mères et nourrices sont autorisées à quitter leur poste à heure fixe pour aller allaiter leurs enfants. Une crèche est adjointe où l’on garde les enfants bien portants en bas âge, pendant les heures de travail de la mère, comme le prescrit le décret du 9 novembre 1923, approuvé par M. le Préfet de Meurtheet-Moselle. La crèche comporte une garderie avec plusieurs salles où les enfants sont répartis suivant leur âge et où des infirmières dévouées veillent sur eux.
Logement du Personnel médical et administratif.
Le personnel médical et administratif est logé à l’Asile.
En ce qui concerne les médecins-chefs, l'ordonnance du 18 décembre 1839, qui oblige par son article 10 les chefs de service à résider dans l’Etablissement, est respectée à Maréville.
Les internes ont pendant longtemps, jusqu’en 1934, habité l’étage du pavillon central d'administration. Depuis la construction d’une nouvelle administration, l’ancien bâtiment leur a été affecté en entier. C’est une vaste bâtisse rectangulaire où des transformations ré-
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