y n " Dot DR
NS ‘” j TA
tous ceux et celles qui estoient frappez de la peste et les mors les aydier à conduire en terre ». Chaque dimanche il célébrait la messe pour « les infectez » dans la chapelle Saint-Claude au cimetière du Terreau. Enfin le compte mentionne la délivrance d’un bichet de blé à « chacun des deux tambourins pour avoir resjoy le peuple durant la mortalité, et affin qu’ils demeurassent à Nancy ». Les registres des années 1525- 1527 nous apprennent que la peste sévit à nouveau à Nancy. La disette vint encore aggraver la contagion. Les secours de la médecine étant Pnpuüissants, on eut recours à la protection du Ciel. Au mois de novembre, il se fit une procession publique. De nouvelles maladies épidémiques sur lesquelles on ne possède pas plus de détails que sur les précédentes, vinrent encore déeimer la population de Nancy en 1541 et presque sans cesse jusqu’en 1594.
Pour lutter contre ce fléau terrible et comme moyen préservatif, on avait pris l'habitude d’expulser de la ville les malheureux qui étaient frappés du mal et de les reléguer à la campagne, loin de toute habitation. Ils s’y élevaient ou on leur y construisait à la hâte des loges en bois dans lesquelles ils attendaient leur guérison ou leur mort.
C’était à 6 kilomètres de Nancy, sur le ban de Villers, dans un terrain appelé autrefois Laulnel ou Laynel, aujourd’hui l’Asnée, que la ville groupait ses malheureux pestiférés. Dans cet enfoncement situé à l’ouest de Nancy, sur le rebord du plateau de Haye, on avait établi un cimetière dans l’enceinte même duquel on dressait les loges destinées à recevoir les ma-
Le Lente à
Lis
2 . . x ‘ lades. Comme aucune mesure n’était prise à l’avance et qu'il fallait improviser sur place tous les secours, les malades s’y trouvaient privés de soins et souvent
même exposés aux injures de l'air.
De 1541 à 1597, la Goulette-Maréville, comme on désignait alors cet endroit, fut un cimetière de pestifé-
rés.
En 1597, une noble femme, Anne Fériet, veuve en premières noces du Président des Comptes de Lorraine, et en secondes noces d'Antoine Go, Seigneur de Novéant, conçut le projet de remédier à un aussi cruel abandon, en créant à l’Asnée un établissement per-
manent et régulier.
Nous reproduisons in extenso le testament d'Anne
Fériet :
Je destine à l'érection d’un hospital pour les pauvres pestiférés de ce lieu de Nancy, c’est assavoir quinze mils francs de ceste somme des dits trente milz francs pour aider à l’édification et construction d’iceluy hospital des pestiférés et les autres quinze milz francs pour employer en rente annuelle et perpétuelle au profit du dit hospital et que tous mes linge, vaisselle d’estain, cuivre et autres ustensiles de mesnage, comme litz, couvertz, soient employez la moitié à meubler le dit hospital des pestiférés et l’autre moitié à meubler le dit hospital Saint-Julien de la ville neuve, lequel hospital des dits pestifféréz et y ayant ung gouverneur étably, j'entends qu’il ait le maniement et administration de la dicte rente des dits quinze milz francs ainsi par moi légué comme dit est et cependant sera à la discrétion et présence de mes dits exécutans de commettre par provision quelqu’ung d’entre eux ou autres qui ayt d’entremise et maniement comme aussi de l’emploit des autres quinze milz francs légués à l’effet du prétendu bâtiment du dit hospital, à charge d’en remonstrer bon compte, le tout
En FF the À
La es SR . otre ex bvsnraténs sect
(ses tsenni es 1%
Se : : 1% cfa Le dienee. pare AP CLUULEL EE ” . LS re .
a la cluite des fiers Haschat arwel. 27.
Plan le plus Ancien de Maréville.
(Collection de M. le Dr Lalanne.)
POMEX
DAT rt
rt Tue Ti {