VEUVES
Au-dessous de cinq ans. . . .
De 5 à 9
De 10 à 14
De 15 à 10
De 20 à 2 4
De 30 à 3 i
De 35 à 30
De 40 à 44
De 45 à 49
De 50 à 54
Au-dessus de (>0
Sans mention
Totai
Voici l’état de la question :
Ln 1872 fut promulgué le Native marriage act qui fixait pour le mariage des garçons l’àge de dix-huit ans, pour le mariage des filles l’âge de quatorze ans. Mais ce bill ne concernait que les indiens déclarant o appartenir à aucune des confessions suivantes : hinduisme, islam, christianisme, religion de Zoroastre, bouddhisme, confédération sikh, jainisme. De fait, le bill ne s’applique donc qu aux membres du Brahma sairiaj et aux positivistes.
En 1884, Malabari commença une campagne dans le but
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pour 1,000; dans les tribus des bois de 60 pour 1,000. Dans l’Inde entière sept hommes mariés sur mille ont plus d’une femme. La proportion est donc très faible, mais elle se relève dans les hautes castes (1) .
Le meilleur roman bengali, /’ Arbre empoisonné ,
d'obtenir l’interdiction légale des mariages d’enfants; mais en 1886 le gouvernement refusa d’intervenir. En 1890, la mort d’une petite fille, dont le mariage avait été consommé trop tôt, fit recommencer l’agitation et aboutit au Consent act de 1892. Depuis, les différentes ligues sociales se sont efforcées de faire abandonner les mariages d’enfants, mais leurs adhérents sont encore peu nombreux et leur action est nulle en dehors de leurs adhérents.
La loi donne au mari une action en restitution des droits conjugaux ( Restitution of conjugal ricjhts ); il obtient du juge le secours de la force publique pour faire réintégrer à sa femme le domicile conjugal, par suite, pour obtenir que la jeune fille, qu’il a épousée enfant et laissée à la garde de ses beaux-parents, soit forcée de venir habiter avec lui et de devenir sa femme. Quelques écrivains européens ont violemment attaqué le gouvernement indo-britannique au sujet de cette disposition, mais il faut remarquer que la même loi existe dans notre code et que le mari a le droit de faire réintégrer à sa femme le domicile conjugal. Si les mariages d’enfants la rendent plus odieuse encore dans l’Inde qu’en Europe, la faute en est aux moeurs des hindous et pas au gouvernement britannique.
(1) La polygamie est commune dans les hautes castes bengalies, surtout chez les brahmanes kulins dont les autres brahmanes recherchent l’alliance. (Voir premier vol., p. 191.) Les kulins épousent plusieurs femmes qui leur verseront une dot, mais qui vivront et mourront filles dans la maison de leurs parents. M. Bose cite d’après un article du Sanjivani de Calcutta qui aurait paru vers 1893 les cas suivants, particulièrement intéressants : quatre bengalis avaient trente femmes; deux, trente-deux ; un, trente-quatre; un, trente-cinq; un, trente-six; un, cinquante; un, soixante-sept et un cent sept.
de Bankim Chandra Chatterjee, a pour sujet les maux que cause la polygamie.
Un riche zamîndâr hindou, Nagendra, est marié à une femme qu’il aime et qui l’aime, Surja Mukhi. Mais le hasard d’un voyage le fait s’intéresser à une jeune orpheline sans ressources, Kunda Nandini. D’une remarquable beauté, d’un caractère taciturne, doux, calme et passionné, celle-ci n’est pourtant qu’une enfant sans instruction, sans malice et sans énergie. Nagendra tombe follement amoureux d’elle, et sa femme, voyant qu’il se meurt de chagrin, le presse d’épouser Kunda. Mais Surja Mukhi a trop présumé de ses forces; elle ne peut supporter de voir Nagendra aimer une autre devant elle, oublieux qu’il l’a aimée et qu’elle l’aime encore. Elle s’enfuit de la maison.
Yoici la lettre où Surja Mukhi fait part de sa résolution à sa belle-sœur.
Quand mon mari m’a dit à moi- même qu’il ne m’aimait plus, qu’il avait perdu la tète pour Kunda Nandini, qu’il en mourrait, alors je pris mon parti de retrouver Kunda, de la lui donner et de le rendre heureux. Mais je quitterais aussi ma maison, car je ne puis pas supporter de voir mon mari avec Kunda.
Pourquoi ne suis-je pas partie le jour même du mariage? Je voulais le voir heureux, puisque je m’étais sacrifiée à son bonheur. Ensuite je voulais vous revoir une dernière fois. C’est fait, je pars.
Quand vous recevrez cette lettre je serai loin. Je ne vous ai rien dit, vous m’auriez empêchée de partir. Ne me cherchez pas, je vous en supplie. Jamais je ne vous reverrai. Tant que Kundra sera dans la maison jamais je n’y rentrerai ; si vous me cherchez, vous ne me trou-
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verez pas. Je ne suis plus qu’une pauvre vagabonde, une mendiante qui va de village en village. Je mendierai toute ma v ie. Qui me reconnaîtra? Je n’ai pas voulu emporter un sou; je quitte mon mari, je ne veux pas de son argent.
Faites une chose pour moi. Faites en mon nom un million de salutations aux pieds de mon mari. J’ai fait tous mes efforts pour lui écrire, je n’ai jamais pu; je n’y voyais plus tant je pleurais, mon papier était tout mouillé. J’ai déchiré mon papier. J’ai voulu écrire une seconde fois, puis une troisième; non, ce que j’avais à dire, je ne pouvais pas l’écrire. Apprenez donc la nouvelle à mon mari de la manière que vous jugerez le plus convenable. Expliquez-lui que je ne suis pas en colère, que je ne lui en veux pas; je ne lui en veux jamais, je ne peux pas lui en vouloir, puisque je n’ai encore qu’une joie, c’est de penser à lui. Je l’aime comme autrefois et je l’aimerai aussi longtemps que je vivrai. Oui, car il a mille grâces et je ne puis pas les oublier. Personne n’a autant de grâces que lui. Si j’oubliais toutes ses vertus à cause d’une seule faute, je ne serais pas digne d’ètre sa femme. Je lui ai dit un dernier adieu. En le faisant, j’ai abandonné tout ce que je possédais.
Adieu, à vous aussi adieu. Je souhaite que vous conserviez longtemps votre mari et votre fils. Soyez heureuse, soyez longtemps heureuse. Et je veux encore vous souhaiter une chose, de mourir avant que votre mari ne vous aime plus. Moi je n’ai pas eu ce bonheur.
La possession dissipe la passion de Nagendra. Kunda l’ennuie; elle l’aime, mais sans le flatter, sans lui répéter sans cesse qu elle l’adore; elle ne rit pas; elle ne sait pas causer; elle ne sait pas tenir une maison. Nagendra l’abandonne et part à la recherche de Surja Mukhi, dont il
apprend la maladie, puis la mort; il passera sa vie à la regretter. Cependant Surja n’est pas morte; guérie, repentante, elle revient à la maison. Kunda s’empoisonne de désespoir : ce qui trouble à peine le bonheur de Nagendra et de Surja Mukhi, amoureux comme au premier jour de leur mariage (l).
Si la condition de la femme mariée est souvent triste, celle de la veuve l’est toujours.
Et combien de veuves sont des enfants en bas âge qui n’ont jamais connu leur mari!
Dans l’ancien droit hindou le mariage des veuves n’était pas défendu, mais nous trouvons déjà dans Manu :
Que la veuve se mortifie, qu’elle se nourrisse de fleurs, de racines et de fruits. Son maitre mort, jamais elle ne prononcera le nom d’un autre homme. Jusqu’à sa mort elle sera soumise, attentive et chaste, elle suivra ces règles incomparables de vertu qu’ont tracées les femmes qui se sont dévouées à un seul mari. » (V. 157, 158.)
Vers le neuvième ouïe dixième siècle les hautes castes adoptèrent la coutume scythe des satîs. Les anglais ont interdit les satis, mais les membres des hautes castes repoussent avec horreur le mariage des veuves. Un seul mariage fait expulser
(1) Cf. ce qui est dit de Debendra, p. 235. C’est Surja Mukhi que Debendra cherche vainement à posséder.
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une famille de sa caste ; plusieurs mariages font déchoir une caste (1).
Méprisée de ses beaux-parents et de ses beauxfrères, la veuve ne fait qu’un repas par jour, se charge des travaux les plus pénibles et ne prend part à aucune fête. Mais les coutumes des provinces varient. Supportable à Madras et dans le Bengale, le sort de la veuve est misérable dans les Provinces du nord-ouest et la présidence de Bombay.
Le barbier, dit un orateur hindou, rase les cheveux de la veuve. Elle pleure, elle crie : vains efforts, vaines la rmes. Pendant toute une année, la veuve ne doit pas mettre les pieds hors de la maison... Sa vue porte malheur. Si vous la rencontrez, vous vous détournez d’elle, vous vous arrêtez pour conjurer le sort. Elle ne fait plus qu’un rêve : aller à Bénarès, y mourir ou s’y noyer dans le Gange (2).
(1) Eu 1891, il y avait dans l’Inde 17,323,131 veuves (soit 19 pour cent du total). Comme presque toutes les indiennes se marient, ce chiffre prouve que le mariage des veuves est commun dans les basses castes.
(2) “ Me (tlie barber) shaves lier. She weeps, she shrieks but ail is in vain! For a year more, for shame’s sake, she cannot venture outof tlie house, she is looked upon as the most unfortunate wretch that lias incurred God’s displeasure. lier sight is omiuous. If she happens to corne in front of you when you are going out, you consider that an ill luck, and pause a few minutes till the pestilence disappears. Tlien the only ambition open to her is to go to Benares and die or drown lierself in the sacred Ganges. I tliink self-immolation, which lord W. Bentinck stopped with a mighty hand, was a pleasure when compared to her life of everlasting punishment. »
(Kasli Nath Govind Nath, à la Social conférence de 1892.) Cité dans II in du civilisation , iï, 38.
De nombreux réformateurs protestent contre la défense que les hautes castes font aux veuves de se remarier; ils ont même demandé au gouvernement d’intervenir dans la question. Le gouvernement s’y est refusé : le mariage des veuves n’est pas condamné par la loi, mais par la coutume. Que peut le gouvernement contre la coutume (1)?
Le plus ardent des réformateurs est M. Malabari :
Oui, dit une de ces odes, ceux-là qui ont des cœurs purs, des âmes droites, qu’ils décident du sort des femmes! Brisons leurs chaînes, elles sont des esclaves, des victimes, et tout leur être veut la joie, réclame comme un droit le bonheur!... L’Inde aura vraiment vaincu la barbarie, l’âge d’or commencera pour elle,
(1) Isvara Chandra Vidyâsagara publia en 1855 son livre sur le mariage des veuves, où il prouvait que tous les Çâstras reconnaissaient aux veuves le droit de se marier; ce livre se vendit à des milliers d’exemplaires. Les efforts de Vidyâsâgara aboutirent; le 13 juillet 1856, le gouvernement promulgua un acte qui légalisait le mariage des veuves (s’entend des veuves mariées malgré la défense de leur caste; le mariage des veuves de basse caste n’a jamais été défendu). Mais d’après M. Bose, c’est à peine si une centaine de veuves se sont remariées en se conformant aux dispositions de l’acte de 1856, et la plupart le firent parce que les réformateurs les en persuadèrent et leur promirent une dot. Malgré les efforts de M. Malabari (depuis 1884), les conférences sociales n’ont presque rien fait pour encourager le mariage des veuves* Plusieurs asiles ont été fondés pour recueillir les veuves enfants maltraitées par leurs beaux-parents. Ainsi le Sâraclâ Sadana fondé en 1889 par Pandit Rama Bai, et l’asile de Baranagar près Calcutta, fondé par Sasipada Bannerji.
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un âge de félicité inconnue, quand ce mal sera guéri, que les veuves seront rendues à la lumière!
Bienfaiteur de l’humanité, tel sera le titre sublime du libérateur. Comme la lumière du soleil, sa gloire resplendira sur le monde. Quant aux tyrans, coupables des crimes d’aujourd’hui, eux qui faussèrent le sens des dogmes, à ces tyrans malheur dans la vie future et malheur éternel. Non, les prières de ces âmes compatissantes qui descendent du ciel pour secourir la faiblesse, non, leurs larmes obtiendront la grâce des tyrans.
À cette heure, hélas, quelle misère! Voyez : Des enfants veuves; des enfants à la mamelle et retranchées du monde des heureux : leurs yeux candides s’ouvrent à la lumière; la lumière leur dit : Laissez là l’espérance. Voyez encore. Des mères à qui la loi défend d’être mères. Perdues par leur faiblesse, pardonnable faiblesse! L’enfant né de leur faute, folles, sanglotant, elles serrent son cou dans un nœud mortel (1).
Vie des femmes hindoues et musulmanes. — Le zanâna. — Le harem. — Les femmes pàrsîes.
Le mariage des enfants, la polygamie, l’obligation du célibat pour les veuves sont les traits les plus typiques de la société indienne. Mais l’éducation, les habitudes, les croyances de l’indienne, sa vie tout entière est en contradiction avec les
(1) Cf. les intéressants articles de M. Tissot dans la Biblio thèque universelle (numéros d’avril, mai et juin 1902j.
mœurs européennes que les réformateurs s’efforcent d’introduire.
Les hindoues sont enfermées dans leszanânas; eux-mêmes, les hommes de la famille, ne peuvent y pénétrer. C’est là, disent-ils, une précaution nécessaire. Grâce au régime de la propriété indivise, cent ou deux cents personnes vivent souvent dans la même demeure ; indiens et indiennes sont peu vêtus; sans la réclusion, que deviendraient les mœurs familiales?
Dans le zanâna, les mères, les femmes, les fdles des propriétaires, les brus ou les petites fiancées de leurs fils; chez les riches des servantes.
Les vêtements : un jupon, une camisole pour les enfants, un corsage pour les femmes, le sari roulé autour du corps, passé sous un bras et rabattu sur la tête. Dans le Bengale seulement un sari. Les femmes mariées : une marque rouge sur le front, leurs beaux cheveux huilés, une profusion de bijoux.
Comme occupations les soins du ménage, la cuisine, quelques jeux, des contes récités ou lus, surtout l’éducation des enfants.
Les femmes pauvres sont obligées de vaquer dehors à leurs occupations; les femmes riches sortent rarement et voilées : elles voyagent
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quelquefois et viennent souvent prier dans les temples.
L'Arbre empoisonné nous donne cette description d’un zanâna.
C'est l’après-midi, les femmes se tiennent dans la partie la plus ancienne de la maison. Tous les âges depuis la vieille jusqu’à la fdlette. L’une coiffe une compagne, l’autre se sert d’un grain de riz pour arracher les cheveux blancs d’une amie, beauté : un coud ensemble des morceaux d’étoffe pour faire un couvrepieds à son petit garçon ; beauté : deux allaite son poupon. Voici un être charmant occupé à tresser ses nattes; voilà un second être charmant qui bat son enfant, et tour à tour l’enfant sanglote et cric. Cette femme coud un tapis, cette autre se penche sur elle, pleine d’admiration. De goûts artistiques, une troisième fait un dessin pour une chaise de bois qu elle destine à des fiancés encore inconnus. Cette quatrième est une lettrée; elle lit des vers de Dasu Rai. Une vieille charme les oreilles de ses voisines en déblatérant contre son fils; une jeune, pleine de malice et toujours prête à rire, console ses amies de l’absence de leurs maris en leur disant quelque bonne histoire du sien. Puis ce sont des reproches contre le patron, la patronne, contre tout le monde, et de soi-même des louanges sans fin. Telle fut grondée ce matin pour sa stupidité qui ne tarit pas de raconter les hauts faits de son intelligence. Telle autre ne réussit jamais un plat qui vante et vante encore son génie de cuisinière. La femme d’un ignorant croit son mari un puits de science; la mère de petits laiderons tout noirs s’imagine avoir donné le jour à des miracles de beauté.
La maîtresse de maison commande à toutes ces femmes. Si la vie des parentes pauvres est
misérable, l’épouse d’un puissant zamindâr ou d’un riche marchand refuserait la position de l’européenne la plus courtisée. De même il faut plaindre la jeune veuve devenue la servante de ses beaux-parents, mais la veuve qui a des fils exerce sur eux et sur ses belles-filles une autorité qu’aucune mère ne connaît en Europe.
Après le zanâna le harem. La musulmane plus vêtue : dans le nord-ouest d’amples jupes sur un large pantalon. Aux jours de fête des robes riches aux couleurs voyantes, une tiare étincelante de pierres précieuses.
Une vie oisive, monotone, mais qui aurait ses consolations s’il faut en croire un écrivain musulman.
La femme est la reine de la maison, qui décide souverainement dans toutes les affaires domestiques; elle choisit les étoffes pour les vêtements de son mari! (En Orient l’élégance et le style dans la toilette d’un homme révèlent toujours le goût de sa femme.) Une musulmane ne laisse jamais sortir ses enfants sans voir s'ils sont bien lavés et bien mis; elle-même goûte chaque plat à la cuisine. Désire-t-elle une faveur de son mari, elle sait comment l’obtenir. Aux sermons qu’on fait sur l’oreiller elle s’entend aussi bien que femme du monde. Que de fois le musulman doit céder! mais comme la femme fut formée avec une côte d’Adam, il se contente de dire : « Côte est courbée; côte se casserait mais ne se redresse pas (1). »
(1) If a Musliin lady, by force of habit ingrafted into her
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Dans la petite communauté pârsîe les femmes sont plus libres.
Les pârsîes sont généralement bien faites, de teint olivâtre, de manières douces et agréables. LTne superstition religieuse les force à cacher leurs beaux cheveux : sinon elles pourraient se comparer aux plus belles femmes d’aucun pays.
Gomme les hommes elles portent la chemise sacrée;
nature by the practice of centuries, lias given up tlie pleasure of mixing with the people of the outside world, her life is notaltogeter monotonous nor by any means intolérable. She is the queen of her borne, whose authority extends over ail domestic affairs. The government of the household is entirely cominitted to her charge. Her voice is suprême there. In no department of household government is anything doue without her consent. If anything is required for her cliildren, her husband, or anybody in the bouse, her choice is often the best. She selects the rnaterial for her husband’s clothes The elegance and the style of a man’s dress in the East, always reflects the skill of his wife. She never allovvs lier cliildren to go out without seeing herself if they are properly washed and nicely dressed. She personnally goes to the kitchen to taste every dish, and to see that there is not too much or too little sait in its composition. When she wants a favour of her husband, she knows liow to get it. Whenever she finds him in a good mood, she takes time by the forelock and achieves lier object triurnphantly. She also knows how to deliver a curtain lecture with as much effect as any woman in any part of the world. Féminine logic is just the same ail the world over. So a Muslim husband often lias to give in, simply saying. « Is it possible to straighten the crooked rib (of wliich the woman is supposed to bc made) without breaking it? » when lie tries to persuade his wife, in vain, on sonie point. Mohammad Iîaïuka- Tüllah : Mohameclan Women , dans India ( British Empire Sériés), p. 377.
elles ont un pantalon de soie et attachent le cordon sacré sur la chemise. Leur sari a de cinq à dix mètres, il est d’une soie délicate; le corsage a les manches courtes, l’ensemble du costume est charmant et gracieux. Pour le compléter, des bijoux d’or, des pierreries au cou et sur les liras. Une pârsîe possède d’ordinaire de cinq cents à vingt mille livres de bijoux; les femmes des riches en possèdent bien davantage.
Gomme chacun sait, les pârsîes sont beaucoup plus instruites que leurs sœurs hindoues et musulmanes. Les parents ne cherchent pas à contrarier le goût de leurs filles pour le travail; tout au contraire ils sont très heureux de voir leurs enfants égaler ceux des autres pays dans la connaissance des langues, de la musique, etc. Mais les femmes d’Orient conservent toujours une qualité charmante; en apprenant du nouveau, elles se gardent d’oublier ce qu’elles savaient. Une jeune fille pârsîe élevée dans un collège ne tiendra pas pour un déshonneur de faire la cuisine... et la femme d’un millionnaire regardera comme une gloire de savoir économiser (1)...
(1) Parsee women are generally well-forined, olive coinplexioned, and of a soft, plcasing countenance. A religious superstition keeps their beautiful hoir covered, otherwise tliey vvould rank arnongst lhe most beautiful women of tbe day.
The women as well as lhe men wear the sacre d sliirt and silk trousers, tying the sacred cord over the shirt. Their « sari » or outer drapery is from six to twelve yards in length, of the most dainly silk, and, with a short-sleeved bodice to match, forms not otdy a very graceful but a charming costume. Ornamcnts of gold and gerns on neck and arrns complété the attire. The average Parsee wife possesses jewels wortli from fivc hundred to twenty thousand pounds sterling, whilst the really well-to do woinan has vastly more.
Parsee women are to-day known to be very much in advance of their Hindu and Mohamedan sislcrs in the way of éducation. JJappily tliey liave no traminels from their parents, who are delighted to observe tliat tbeir sons and daughters arc tlie equal