CALCUTTA — TEMPLE J AÏN
L’INDE MODERNE
293,218; ouvriers : 101,630; en 1900-01, capital : 54,050,000; broches : 315,264.
En 1892, 26 manufactures de coton appartenaient à des européens, 18 à des parsîs, 64 à des hindous, 7 à des musulmans et 3 à des israélites.
Les salaires sont encore bas.
Dans l’ensemble on peut dire que les indiens ne font que s’essayer à la grande industrie. De nombreux obstacles gêneront leur activité. Les uns d’ordre matériel : la pauvreté des mines de fer et de charbon. Les autres d’ordre social : la caste et le régime de la communauté familiale. D’autres enfin d’ordre intellectuel et moral : chez tous le défaut d’attention, le manque d’entraînement technique ; chez les plus instruits le goût des carrières libérales (1).
(i) Voici quelques salaires de la grande industrie.
Manufacture de coton à Cawnpore. — Atelier à carder. Contremaître (fiead-mistry), 1885 : 17 roupies; 1900 : 34,9; 1902 : 39,4. Cardeur : 5; 8,7; 10,7. — Atelier à filer (: mule-room ). Contremaître : 8,5; 34,0; 39,5. Minder : 5; 6,2; 7,3. — Atelier à tisser. Contremaître : 13,5; 18,8; 23,8. IJealdcr : 5; 7,6; 7,3. — Atelier à finir. Contremaître pour le nettoyage et le blanchissage : 6; 18,7; 20,3. — Teinturier: 5; 5,5; 5,9. — Machines . Mécanicien : 8; 10,8; 14,6. Charpentiers : 10; 11,1; 12,1. Forgeron : 11,5; 13,8, 15,0, etc. Voir l’appendice.
II faut aussi tenir compte de la faiblesse physique de l’ouvrier indien, due surtout à la mauvaise alimentation et aux mariages d’enfants. Cependant, depuis quelques années, les indiens ont fait preuve de certaines qualités industrielles qui semblaient peu compatibles avec leur caractère : les vapeurs du Bengale et de l’Assam ont des capitaines et des mécaniciens indigènes; dans
Le commerce de l’Inde. — Développement considérable du commerce dans le cours du dix-neuvième siècle. — Excédent des exportations sur les importations.
Au début du régime de la Compagnie, les exportations ne dépassaient pas un million delivres.
Avant 1838-39 le commerce extérieur de l’Inde n’était en moyenne que de 73,159,534 roupies d’importations et 113,225,98G d’exportations.
Dans les derniers temps de la Compagnie, 158,513,39G et 200, 1 7 1 ,250.
En 1870-71, 399,139,418 et 575,569,50G.
En 1898-99, 899,971,406 et 1,202,111,455.
En 1899-1900, 962,78 1 ,656 et 1 , 1 70,397,092.
En 1900-01, £70,314,234; £81,297,307.
Dans le chiffre des importations les métaux précieux figuraient pour £ 13,982,457 en 1899- 1900, £ 16,384,508 en 1900-01 ; dans le chiffre des exportations pour £ 5,304,258 en 1899-1900, £ 9,484,930 en 1900-01. L’excédent des exportations sur les importations (métaux précieux compris) était de £ 10,983,073 en 1900-01.
D’autre part, il faut remarquer que toutes les exportations sont de produits bruts, toutes les importations de produits manufacturés.
beaucoup (l’usines dont l'outillage est compliqué, tous les ouvriers et tous les contremaîtres sont indiens.
L’INDE MODERNE
Ainsi l’Inde dirigée par l’Angleterre, encore faible, hésitante, n’a point su s’assurer sur le marché du monde la place qui conviendrait à son étendue et au nombre de ses habitants (1).