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III. ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR

Premiers collèges fondés par les anglais dans l’Inde : Calcutta Madrasa pour les musulmans (1781) ; collège de

APPENDICES

Fort-William fondé par Lord Wellesley pour les membres du Civil service ; collèges sanscrits de Bénarès (1791), de Calcutta (1824); collège d’Agra (1823). École de médecine (1835) ; Hûglî Macéras a (1836).

Au début du dix-neuvième siècle plusieurs ouvrages des langues classiques furent traduits en hindi et en urdû. Mais les jeunes lettrés bengalis demandèrent qu’on remplaçât les langues orientales par l’anglais. En 1834, Lord Macaulay obtint pour eux gain de cause dans un rapport resté célèbre qui provoqua le décret de 1835, signé par le vice-roi Lord Bentinck.

Fondation du conseil d’enseignement (1842-43), de commissions d’enseignement dans les présidences (1 854), des universités de Calcutta, Bombay et Madras (1857), de l’université du Panjâb (1878), de celle d’Allahâbâd (1887). Ces universités ont été formées sur le plan de l’université de Londres; à l’exception de celle de Lahore, elles n’ont pas de corps enseignant et font seulement passer des examens : lettres (en anglais arts), droit, médecine, arts et métiers ( civil engineering). L’université de Bombay confère en outre le grade de bachelier ès sciences et l’université de Lahore tous les grades de l’enseignement oriental. Pour être admis dans l’université, il faut passer un examen préliminaire appelé matriculation ; cet examen peut être passé par n’importe quel candidat. Mais le candidat, une fois admis, doit se faire inscrire à l’un des collèges affiliés à l’université pour y poursuivre ses études.

Dans la décade finissant en 1877-78, matriculations : Calcutta, 9,686; Madras, 6,381; Bombay, 2,610; total, 18,677. Dans la décade finissant en 1890-91 : à Calcutta, candidats 30,845, reçus 14,452 (manque une année); Madras, 59,062 et 17,243; Bombay, 23,831 et 6,990. Dans la même décade, bacheliers ès lettres 7,159, licenciés538 (pour les cinq universités). En 1899-1900: 129 licenciés ès lettres (M. A.); 1,423 et 825 bacheliers ès lettres (B. A. et First B. A.); 9 et 6 bacheliers ès sciences (B. Sc. et

First B. Sc.); premiers examens pour les lettres, 3,096. Loi : ni docteur, ni licencié; baccalauréat, 309 (premier) et 341 (second). Médecine : baccalauréat, 19 (premier) et 18 (second), etc. Des langues orientales seul le sanscrit était assez étudié, mais il n’y avait qu’un licencié et trois bacheliers de l’enseignement oriental. (Il convient de remarquer la répulsion des indiens pour l’enseignement scientifique technique; c’est le trait qui les distingue le plus nettement des japonais.)

Voici maintenant comment les candidats admis aux examens se répartissent par provinces (1899-1900) :

Madras 2,336

Bengale 2,002

Bombay 1,423

Panjâb 58 V

Nord-ouest et Oudli 530

Autres provinces 121

Total 6,996

Il faut remarquer l’avance qu’a prise Madras depuis vingt ans, battant meme le Bengale qui fournissait encore en 1877-78 plus d’élèves matricuîés que toutes les autres provinces de l’Inde réunies. ( Stat . Abst ., 35, p. 154).

DÉPENSES DES UNIVERSITES

Années. Roupies.

En 1899-1900 les collèges du Bengale coûtaient 1,126,262

Ceux du nord-ouest et de l’Oudh 593,227

Panjâb 254,993

Birmanie 71,487

Provinces centrales 60,776

Assam 4,351

APPENDICES

Roupies.

Ajmir

Madras

Bombay

Total

Des collèges compris dans cette statistique, plusieurs sont indépendants des universités; d’autre part, pour connaître le budget de l’enseignement supérieur il faudrait ajouter les sommes dépensées pour les universités (647,810) et une partie des sommes marquées à la colonne direction et inspection : 2,519,282.

Le nombre des collèges donnant l’ University éducation était en 1899-1900 de 130 pour les hommes et de 8 pour les femmes, avec 16,168 élèves dans les premiers et 119 dans les seconds (pour l’enseignement classique); de 41 avec 4,457 élèves, dont 52 femmes (pour l’enseignement professionnel); 133 des collèges classiques donnaient l’enseignement en anglais (15,757 élèves) et 5 dans les langues orientales (530 élèves). Les collèges donnant l’enseignement professionnel se répartissaient ainsi : droit, 30 (élèves 2,375) ; médecine, 4 (élèves, 1,151) ; arts et métiers (engineering), 4 (élèves, 813) ; écoles normales (teacliing), 2 (élèves, 71) ; agriculture, 1 (élèves, 47). (Stat. Abst., 35, p. 157.)

Parmi les collèges universitaires les plus importants, il faut citer l’ Elphinstone college de Bombay, le collège scientifique de Pûna, le collège Muir d’Allaliabâd, les collèges de sanscrit de Calcutta et de Bénarès, le collège arabe de Calcutta. Il y a des collèges de médecins à Calcutta, Madras et Bombay, et un collège de vétérinaires à Lahore.

Chaque université comprend un chancelier, un vicechancelier et un sénat. L’université est régie et administrée par un syndicat composé du vice-chancelier et de quelques membres du sénat. Il est question d’une réforme complète des universités.

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