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était affecté d’un prurit par tout le corps, surtout aux testicules et au front, l’:ff>ction avait beaucoup d’intensité, la peau était épaisse par tout le corps, c'était comme une lèpre pour l’epparance, et nulle part vous auriez pu pincer la peau à cause de l’épaississement qu’elle avait subi. Personne ne put le soulager. Il se rendit à l’île de Mélos, là où sont les bains chauds. Il fut à la vérité, guéri du prurit et de l’épaississement de la peau, mais il devint hydropisique et mourut »!.
Du temps de Claudius Galenus les médecins romains avaient presque complètement oublié les règles sur l’usage des bains et des frictions qu'avait conseillé Hippocrate et, uniquement dirigés par les caprices de la mode, ils traitaient leurs malades sans aucun principe directif. Lorsque l’empereur Auguste fut guéri de son rhumatisme chronique par les bains froids qui lui furent prescrits par Musa, ceux-ci furent utilisés avec prédilection et lorsque Marcelle, fils d'Octavia, mourut peu après l'usage de la balnéation froide, celle-ci fut bientôt rejetée de nouveau et du temps de Néron c'était le bain chaud qui entra en faveur.
Cette manière d’agir nous prouve l'absence d'esprit critique des empiriques. Ils ne considèrent que les faits isolés et laissent de côté l'étude des circonstarces qui rendent l’usage des eaux avantageux ou nuisible. I est certain que les eaux ne conviennent point à toutes les maladies et ne peuvent être administrées à tous les sujets, alors même qu’elles se ressemblent par leurs
caractères extérieurs.
1 Hippocrate. Des épidémies, V, 0.
Mais, convaincus cependant de l’heureuse influence de la balnéothérapie, ils ont contribué à l’établissement de ces thermes merveilleux dont nous retrouvons les ruines imposantes dans la plupart de nos grandes stations.
C’est qu’en effet la confiance dans la vertu des eaux naturelles et thermales avait incité les Romains à donner à leurs installations balnéaires un développement et un luxe sans précédent.
Les thermes romains.
Dans certaines stations les constructions romaines sont même encore utilisées. Sénèque nous donne une très belle description des thermes romains avec toutes les commodités et tous les peñfectionnements alors connus.
Dans les grands bains publics le chauffage se trouvait au milieu de l'édifice, tandis que dans les maisons privées celui-ci était sous-terrain pour chauffer le sol et l’eau en même temps. Pour augmenter et régulariser la température, ainsi que pour l’aération, des tuyaux garnis de toute sorte de formes élégantes passaient par chaque salle. Ces conduits étaient munis à l’extrémité d’un clapet par lequel, à l’aide d’une chaîne, on pouvait augmenter ou diminuer la chaleur qui devait entrer dans la chambre. Cette pièce était ce que les Romains nommaient l’hypocaustum. |
A côté de l’hypocaustum, où se faisait le chauffage, se trouvaient les divers appartements thermaux. D'abord le vasarium avec ses trois bassins dont l’un contenait l’eau chaude, l’autre l’eau tiède et le troisième l’eau froide. Puis vient le balnéum avec un très grand