XIV. V
2. VVrubr, op. laud,, p. 8; et cf. Ind. Lit.gesch.. 231, n. 225. — Bùhler, fte Vihrùmànkaderacarlta, Bombay, J875. lntrod.,p, 18, n.
3. Le roi Çilàditya figure fréquemment dans les récits légendaires des inas compilés dans les Prabandhas. V. p. ex. Peterson, 4th Report on e search oj mss. (1894). p. 4. le récit d'une controverse tenue en prénce de ce roi entre les Bouddhistes et les Jainas. Les Jainas sont vaincus,
rÂdinâtha de Çatruûjaya devient un Buddba. Mais un neveu de lâditya, Malla, aspire à la revanche; il s'instruit, s'exerce, obtient de son icle l'autorisation d'ouvrir une nouvelle controverse, triomphe des Boudlistes et reçoit le titre de Malla vâdin. Un texte place la composition du aidmaearitra par Mallavâdin en 884 Vira, soit 414 de Vikrama. 63 ans plus % que la date de Çilàditya dans le Çatrunjaya-màhâtmya.
pura devant Dh ru vasena et sa cour, en vue de consoler le prince affligé par la mort d'un fils. La date assignée à cet événement varie avec les autorités'; la plupart s accordent à. le placer en 980 Vira; Munisundara (1379-1446 J.-C) donne 993. Le Samdehavisausadhi . le plus ancien de ces commentaires, composé en 1307 J.-C, cite un fragment prâcrit, et d'époque sans doute assez ancienne, qui place cette lecture un siècle plus tard, en 1080 Vira (c'est-à-dire 553/4 J.-C). L'incertitude de la date semble résulter d'une confusion qui s'établit de bonne heure entre le vague souvenir de cette lecture royale et le souvenir plus précis d'un événement qui fait époque dans l'histoire de l'Église jaina: c'est en 980 Vira, et dans la ville de Valabhî, que se réunit le concile convoqué par Devarddhiganin et qui fixa par écrit le canon jaina, conserve jusque-là par une transmission orale.
Le bouddhisme, aussi soigneux de ses annales religieuses que le jainisme, n'a pas réussi cependant h les préserver ^dans rinde. L'indifférence, le dédain ou le fanatisme des brahmanes a soit provoqué, soit consommé la perte d'un énorme trésor littéraire tombé en déshérence après la disparition des monastères et des communautés bouddhiques. La ferveur intelligente de la Chine et du Tibet a seule sauvé les débris précieux de cette littérature et de cette histoire. Les Mémoires d'un pèlerin chinois, Hiouen-Tsang, nous donnent plus d'informations sur le royaume de Valabhlque l'ensemble colossal des écrits brahmaniques. Hiouen-Tsang visita ce pays vers la fin de l'année 640 J.-C, il en décrit ainsi l'état religieux* : « Il y a une centaine de couvents où demeurent environ six mille moines, lesquels étudient la plupart la doctrine de l'école Tching-liang-pou (Sammi-
1. Cf. les textes rassemblés par M. Jacobi.: The Kalpasûtra ot Bhadnbûhu, Leipzig. 1879 (Abhandl. fur die K. des Morg., VU. 1), p. 114-7.