‹ Essai sur l'évolution historique et philosophique des idées morales dans l'Égypte ancienneChapitre 106 sur 212 · Mémoires, trad. Julien. Paris, 1838. toI. II, p. 162 sq · texte numérisé non relu

Mémoires, trad. Julien. Paris, 1838. toI. II, p. 162 sq

yas) qui se rattache au Petit Véhicule (Hinayâna). On ampte plusieurs centaines de temples des dieux ; les héréiques des différentes sectes sont extrêmement nombreux, -orsque Jou-laï (Tathâgata) vivait dans le monde, il royagea souvent dans ce royaume. C'est pourquoi, dans tous les endroits où s'arrêta le Bouddha, le roi Wou-yeou (Âçoka) éleva des colonnes en son honneur ou construisit des stupas. On voit de distance en distance des monuments qui rappellent les lieux où les trois Bouddhas passés se sont assis, ont fait de l'exercice et prêché la loi. Les rois de l'époque présente sont de la race des ksatriyas ; tous sont les neveux du roi Çtlâditya du royaume de Màlava. Maintenant le fils du roi Çilàditya, du royaume de Kanyâkubja, a un gendre appelé Dhruvapatu'. Il est d'un caractère vif et emporté, et d'une intelligence faible et bornée; cependant il croit sincèrement aux Trois Précieux. Chaque année il ^ient pendant sept jours une grande assemblée dans laquelle il distribue à la multitude des religieux des mets exquis, les trois vêtements, des médicaments, les sep't choses précieuses, et des objets rares et d'une grande valeur. Après ivoir donné toutes ces choses en aumône, il les rachète lu double. Il apprécie la vertu et honore les sages, il révère a religion et estime la science. Les religieux les plus émilents des contrées lointaines sont surtout l'objet de ses hommages. A une petite distance de la ville il y a un grand cuvent qui a été construit jadis par les soins de l'Arhat >-tche-lo (Âcâra)*. Ce fut là que les Bodhisattvas Gunamati

1. A corriger en Dhruvabbata. I^ transcription sanscrite donnée par alien est manifestement erronée. Les caractères chinois n^admettent que I lecture Toa-lou-p*o-po-tcba, répondant à un original sanscrit Dbruva-

2. L'Arbat Âcâra est encore mentionné par Hiouen-Tsang ; Mémoires, II, 06 et 152. Il était originaire de l'Inde occidentale, se rendit au Mabàràstra,

éleva une construction merveilleuse, puis passa dans le pays Andbra où l construisit un stùpa et un couvent près de la capitale. — Le prétendu K^arya^ fondateur d'un monastère mentionné dans une inscription de

et Sthiramati fixèrent leur séjour et composèrent divers traités qui se sont tous répandus avec éclat. » Sur lc« provinces voisines, rattachées le plus souvent au royaunia de Valabhl, Hiouen-Tsang donne des informations aussi détaillées^ : « Dans le ix)yaume d'Ânandapura, il y a me dizaine de couvents où Ton compte un peu moins de mille religieux, lesquels étudient la doctrine des Sammitîjasqui se rattache au Petit Véhicule. Il y a plusieurs dizaines de temples des dieux. Dans le royaume de Surâstra', qui dépend de Valabhî, il y a une cinquantaine de couventsoà l'on compte environ trois mille religieux, lesquels étudient la doctrine des. Sthaviras qui se rattache au Grand Véhicule (Mahâyâna). Il y a une centaine de temples des dieux. Dans le royaume de Bharukacchapa, il y a une dizaine de couvents où l'on compte environ trois cents religieux de récole des Sthaviras qui se rattache au Grand Véhicule. Il y a aussi une dizaine de temples des dieux, o Ainsi, vers le milieu du VII^ siècle, le bouddhisme est en équilibre avec les confessions rivales dans les provinces de Valabhî et de Bharukaccha; autour d'Anandapura et dans le Suràstrail leur est inférieur. Le total des couvents dans ces quatre provinces est d'environ 170, avec 10,300 religieux; le chiffre des temples des dieux approche de 250.

En face de ces témoignages venus du jainismo et du bouddhisme, la littérature brahmanique ne fournit sur Valabhl que de rares et vagues mentions éparses dans les recueils dç contes, et qui attestent seulement la prospérité de son comr merce et la réputation de ses écoles'. Le seul renseignenaent

Dharasena II (12), et identifié avec le personnage nommé Xgo-tefie-lo,^ Hiouen-Tsang (BûHLER, 1. A., IV, 174), résulte simplement d'ane faute 4e lecture; il est remplacé par le titre d'âcàrya dans rédition de cette in$cri|>tion donnée par M Bùhler lui-même (I. A., VI, 9).

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