Cf. Tàranàtua {trad. Schiefner
LfiS DONATIONS RELIGIEUSES DES ROIS DE VALABHÏ 97
Qtcdu Dufldâ-vihâra par Yùcârya bhadanta Buddliadâsa. docteur émincnt, décoré des mêmes titres que Sthirati, nous est déjà connu grâce an Tibétain Târanâtlia. Il it rélève d'Asanga, frère par la chair ou par Tcsprit de subandhu. La période de son activité coïncide avec les mis éclatants de Sthiramati, Télcve de VasubandhuV Le nîistère agrandi par Buddhadàsa avait été élevé par (!#, la nièce même du roi Dhruvasena I, qui accorde des ds à la construction de Buddhadàsa. Buddhadàsa est donc :ontemporain de la princesse Duddà et du roi Dhruvaa I dont les chartes vont de 525 à 540 J.-C. Sthiramati, »det en reh'gion de Buddhadàsa, est justement contemain du roi Guhasena, fils et successeur de Dhruvasena I, t le règne s'étend jusqu'à 566 J,-C. au moins, 570 J.-C. plus.
A date que nous avions proposée * dès 1890 pour Vasudhu reste ainsi fermement établie, et nous donne un re- 3 précieux pour classer la série confuse des docteurs ddhiques : la carrière de Vasubandhu couvre toute la mière moitié du VI* siècle.
« second couvent du Mahàyàna, et formellement désigné ime tel {mahâyânàrt/a-b/u/isu-sarnghâr/a) , est Hiiuô dïius illage de Yodhàvaka, il a pour fondateur Skandabhata, le f des scribes (rf/Wra-/)a^/)'. Il s'agit certainement du perlage même qui a écrit, en sa qualité de divirapati, la rte de donation (80). Son grand-père, il est vrai, porte le
Taranatiia, 104 et 127.
V. La date de VasuOand/iu, J. A., XVI (1890), p. 552-3. Pour les cations de chronologie littéraire à tirer de cette date, cf. Le T/icntn: m, I, 165, et 11,35 (n. 3). Nous pouvons ajouter aux arguments déjà 3sès une indication contenue dans la préface de la traduction chinoise \.bhi(lharnia-koça par Paramârtha et qui fixe la venue de Vasubandhu :c cents années après le Nirvana du Bnddlia»». En prenant pour point ipan l'ère traditionnelle du Hinayâna (auquel appartient Vasubandhu), j43 av. J.-C, le chiffre donné nous porte au milieu du VP siècle J»-C* Le sens dedicira a été établi par Bûiilkh, 1. A., VI, 10.
98 LES DONATIONS RKLIGIKISKS DKS ROIS DE VAI.ABHI
môme nom, et il est investi de la même fonction sous Guhasenaet Dhanisena II, mais le premier Skandabliata ajoute toujours à ce titre celui de « ministre des affaires étrangères )) (safnd/tiri;jrn/iàd/ti/ir(a). Le second Skandabliata n'est appelé à celte dernière fonction que postérieurement i la charte du couvent, datée de 3:^0 (G44 J.-C). C'est seulement à partir de 330 (050 J.~C.) qu'il est revêtu de œ double titre. Ainsi des personnages de la cour, avec l'assentiment et même les encouragements du roi. fondaient encore des couvents bouddhiques dans le royaume de Valabhî au milieu du VII* siècle. Le bouddhisme continua sans doute longtemps encore à y fleurir, car le sol rend aujourd'hui une abondance de sceaux bouddhi(]ues qui portent la formule du Credo : Ycdhannà, etc., inscrite en caractères des VIK V1II« IX«et X« siècles \
Autres cultes, — Le jainisme jusqu'ici n'a pas reçu de la dynastie autant de services qu'il lui en a rendus; s'il a gardé fidèlement et fait revivre môme le souvenir des rois de Valabhl, aucune donation n'est encore venue attester leur zèle ou leur bienveillance en sa faveur. L'exactitude delà tradition jaina se vérifie pourtant et dans les noms royaux, et même dans les détails secondaires. Çilâditya, qui symbolise sous un nom générique toute la dynastie, passe pour un adorateur du Soleil. Les monnaies de Bhatàrka et de Dhara* sena, si toutefois la lecture et Tattribution en sont certaines, les désignent comme des adorateurs fervents du Soleil (paramâdityà). On serait tenté même de chercher dans le nom des Maltrakas^ le clan auquel appartiennent les rois de Valabhî, un rapport réel avec un des noms du Soleil, Mitra*. Le dernier des fils de Dhatàrka, le maharaja Dharapatta, est qualifié dans les généalogies de parama-Aditya-bhakia