‹ Essai sur l'évolution historique et philosophique des idées morales dans l'Égypte ancienneChapitre 115 sur 212 · rtiiiiMîft, I. A.. I. lo'O. — ManulIk. Homb. Br. XI · texte numérisé non relu

rtiiiiMîft, I. A.. I. lo'O. — ManulIk. Homb. Br. XI

2. Cf. d'autre part f'i.EKT, Note on tlic Hathasni inscrip, ofthf Méhari chicr Thcpnha, I. A., XV, SOl-tî. Les Mehars (de M ihira) seraient W représentants fnodernts des anciens Maitrakas;

e premier des adorateurs du Soleil w. Les noms de lieux es dans les chartes semblent aussi confirmer la popularité

ce culte : témoin Sûryapura, la ville du Soleil (32), iryadàsagrâma , le village de Tesclave du Soleil (10), idityaka-pratyaya- ksetra, le champ appartenant au ►leil (4). Une donation de Çîlâditya I (17) mentionne îme « la source du dieu Soleil », Aditya'derapâdîya-vâpî. est-ce point là la célèbre source du Soleil qui joue un rôle important dans la légende jaina sur la destruction de ilabhr? La concordance, en tout cas, est faite pour surendre et pour frapper.

L'égale bienveillance témoignée par les princes de Valabhl les confessions rivales n*est pas un ])hénomènc isolé dans nde, et particulièrement aux environs du Vil" siècle. Il flRrait de rappeler rexemple illustre de Ilarsavardhana liditya, le roi de Canoge, resté cher au souvenir des brahtnes, des bouddhistes et des jainas, sorti d'une lignée idorateurs du Soleil, frère d'un bouddhiste fervent, et lui- ^me serviteur zélé de Mahe(;vara\ Encore au Xl'^siècle, ra Cola, çivalte convaincu, patronne un Bouddhiste'. 3inc au XII^' siècle, le roi Kumârapâla, ixrotccteur avéré

jainisme, n'en manifeste pas moins sa ferveur (;ivaïte^ ^1 n'est jamais entré dans l'esprit d'un Hindou, observe à

sujet Burneir, de supposer qu'aucun être fictif adoré mmc dieu n'existe pas: c'est ainsi que la libéralité à gard de toutes les confessions était possible. » L'cxplica- ►n est juste, mais il ne faut pas s'y tromper : la crédulité Ive du vulgaire, dans les esprits ouverts et cultivés, ipurc et se transforme; la conscience de l'insuflisance hu-

. Cf. Biiiit.KU, Madhabar. CopftCr-IUitlc (fiant of Ilar^n, Ep. Ind., G7-7.^ .

!. HuiiNKi.i>, Sout/t'lndian Palacofjraphj/, p. Il h

I. Bûiii.Eii et Vajksiiankau G. O/.iia, The Somnàthfinltan praraBti of tica Br/iasfMti, VV. Z. K. M., 111, 1 sqq. L Opi laud.s 111.

iOO LES DONATIOKS tlELIGllXSÉS bES ROIS DE VaLABHÎ

maine et l'ondoyante complexité des choses, si nettement reconnues par le génie indien, affranchissent les convictions personnelles de leur raideur dogmatique et laissent un vaste champ ouvert aux croyances d'autrui. La sagesse de l'Inde n*a pas eu à chercher dans une tolérance humiliante un compromis douteux entre la piété et la pitié; elle s'est plu à reconnaître sous la multitude des apparences contradictoires les aspects infinis d'une vérité supérieure qui dépasse à la fois les sens et la raison.

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