XIV INTRODUCTION
savoir que pour un certain nombre de phénomènes, mais cela est probable pour toutes et nous ne devons attribuer l'épithète d'arbitraire qu au sens tout à fait subjectif. Il y avait à ce classement un but que Ton cherchait k atteindre, ou, du moins, quand on Tout opéré, on eut bien vite fait d'y voir une raison pour un nouveau progrès. Si certaines de ces puissances étaient favorables ârêtre humain, il n'y avait pas autre chose à faire quïi rendre perpétuelles leurs bonnes dispositions envers l'humanité; si. au contraire, elles étaient hostiles, il fallait s'elîorcer de les rendre favorables ou prévenir leur pouvoir en le rendant impuissant dans ses effets. Celui qui imagina le premier cette», belle théorie était un habile homme. Que restait- il, en effet, à faire aux hommes persuadés de la vérité de ces premières tentatives philosophiques, sinon se dire que celui qui les avait faites était un grand esprit d'abord, ensuite cpi'il fallait coûte <|ue coûte suivre les conseils de ce personnage, s'attacher les puissances favorables, se rendre favorables les puissances hostiles ou s'efforcer de les rendre impuissantes, enfin, que celui qui avait su trouver cette explication était le plus à môme de servir d'intermédiaire entre l'homme et ces puissances, car il s'était d'un seul coup élevé au-dessus de l'humanité en général. Et on le fit. Le sacerdoce était créé, et créé par le pouvoir civil, comme on le verra aisément si peu qu'on veuille réfléchir. Sans doute la chose ne se fit pas aussi facilement que je viens de l'exposer; il fallut bien des peines, beaucoup de temps pour en arriver à ces premières idées (|ui sont le point de dé])art de toute noti;e civilisation ; mais tel fut bien U* /)r()('essifs de l'esprit humain, ce me semble. Et notez bien encore ici que ce n'est point une explication plus ou moins plausible, c'est une explication parfaitement scientifique et certaine : les documents que nous a légués l'ancienne Egypte nous montrent en action les effo.U de ce classement dans (*e (|u'on appelle le calendrier des Jours fastes et néfastes. Je n'en i)arlerai