‹ Essai sur l'évolution historique et philosophique des idées morales dans l'Égypte ancienneChapitre 136 sur 212 · Eusôbo, //. KccL, V · texte numérisé non relu

Eusôbo, //. KccL, V

ie receveur des finances. Il y eut déjà quelque chose de l'es- )rit laïque dont tout ce qu'on sait de lui porte l'empreinte (ans le fait que, tout en acceptant Tépiscopat, il continua l'exercer cette charge qui lui conférait les ornamenta conidaria * et lui rapportait un revenu considérable. Au surplus, ette situation lui permettait de répandre d'abondantes auaônes et de protéger efficacement ses coreligionnaires dans 2S cas toujours fréquents où, sans que la persécution sévit fficiellement, les chrétiens avaient à souffrir des préjugés u de la malveillance des magistrats païens. 11 était prédicaeur cloquent, très goûté. 11 réforma le chant sacré auquel I attachait beaucoup d'importance. 11 composa môme des lymnes chrétiens, mais en ayant soin d'éviter toute exprèsion qui eût semblé déifier la personne do Jésus. Peut-être ut-il les défauts de ses qualités. 11 aimait la popularité ; peuttre .se montra-t-il parfois trop fier de Tavoir acquise et trop ïiloux de la conserver. Peu attiré par l'ascétisme morose que épiscopat du- 111» siècle croyait obligatoire dans ses rangs, •eut-être fut-il enclin à une certaine mondanité de manières t de genre de vie qui fournit à ses adversaires Toccasion de 3 dépeindre comme manquant de dignité et de sérieux loral. Mais rien de tout cela n'est prouvé. L'attachement ersistant des chrétiens d'Antioche, malgré les condamnaions épiscopales qui l'avaient frappé, plaide évidemment on fi faveur. Ce qu'il est plus sûr d'admettre, c'est que sa maiêre de comprendre les rapports du christianisme avec la ociétc en général et la conduite du clergé chrétien au miieu du peuple chrétien était en opposition avec le couant ascétique et sacerdotal qui envahissait toujours plus Église. Les mérites de Paul de Samosate ne pouvaient alors tre appréciés dans l'ensemble de la chrétienté comme ils uraient pu l'être de nos jours à la lumière d'un autre idéal cligieux. Sa manière d être devait donc lui susciter des ad-

1* Conip. Suétone, Cland.y 24.

versaires nombreux. Ceux-ci mirent à profit ce genre de griefs pour justifier leur réprobation de sa doctrine christologique et faire accepter sa déposition comme évoque. A cette époque, le dogme relatif à la divinité de Jésus-Christ était encore trop peu défini pour qu'on apprit sans étonnement qu'un groupe d'évôques avait destitué et remplacé wo/ttjoroprio un collègue qui n'était ni montaniste, ni docôte, mais qui différait d'eux par sa façon de concevoir la personne de Jésus. Quelle était donc la christologie de Paul de Samosate?

Elle partait du monothéisme absolu. Paul admettait bien qu'on reconnût dans l'htre divin unique un Logos, ou Verbe, ou raison divine, éternelle comme celui dont elle est la raison, comme toutes ses autres perfections. On pouvait se représenter celles-ci comme lui appartenant en vertu d'une mystérieuse génération interne. En effet, l'Etre étemel se constitue lui-même, en lui-même, par lui-même. On pouvait donc donner le nom de Fils à ce Logos. Mais ce Logos ou Fils était impersonnel, \Lr, evoTiorraTo;. Il était en Dieu comme la raison est en l'homme, ib; Xoyo; h àvOpu»î:(|i. On pouvait tout aussi bien l'appeler la sagesse ou l'esprit de Dieu\ Mais Logos, sagesse, esprit, sous ces dénominations multiples, c'est toujours une puissance qui ne se détache pas de son possesseur, qui ne revêt pas de forme individuelle, qui ne saurait être visible à l'œil humain. Cette puissance est inspiratrice, et elle a agi comme telle sur les prophètes, plus encore sur Moïse, d'une manière supérieure encore et incomparable en Jésus-Christ. Celui-ci était un homme en possession de sa personnalité distincte. Il s'est ouvert pleinement à Tinfluence

1. Comp. les fragmeuts recueillis dans les Rcliquiœ êacrœ deRoo^»

du Loges qui la inspiré (Ven haut; liii-môme venait d'en

bas y X'^Y^^ !^**^ «vwOsv, 'Itj^oO; os yoiTzoç avOpioTTo; èvTEviOev, d'ici-baS,

car c'est ici-bas qu'a comniencô son existence personnelle,

L'union du Logos avec Jésus est donc, non pas une incarnation du Logos, ccst une connexion, une conjonction,

ayviÀe'jTic, CC n'cst pas UUC o'jiIol o'jdiwjiivT, èv atôjjiaTt, UnC SUbs-

tance constituée substantiellement dans un corps. En d'autres termes, le Logos a été en Jésus, non pas une personne, mais une dynands, une puissance do Dieu. Il est supérieur à riiomme qu'il a inspiré. Confondre l'inspirateur et l'inspiré, ou les identifier serait un non-sens. Quand Jésus, lors de son baptême, a reru l'onction de l'Esprit, ce n'est pas le Logos qui a été oint, c'est l'homme, ravOpwTro; ^,\x\u tjo;. "AvepwTroc /pUxat, ô A'Syo; oj /.pie-^at. Sans doutc Jésus a reçu le don divin dans une mesure incomparable, sa supériorité est unique, *, dooia £v aXXtp oj/ outw; oixsi. Mais Cela tient aussi à ce que son état moral a été à la hauteur de l'action divine s'exerçant sur lui*, i Citons encore ici quelques fragments des a^^oi iroo;

« 1** Le Christ (l'Oint de Dieu) est annoncé comme ayant été oint du Saint-Esprit, souffrant selon la nature, opérant des miracles selon la grâce. Car devenu semblable à Dieu par l'invariabilité de l'intention et demeurant pur du péché, il a été uni à Dieu, et par cet effort énergique il est arrivé à posséder la puissance des miracles; d'où il résulte qu'ayant fait

1. C'est en opposant ainsi le /.pirco; xàTtoOsv, le Christ d'en bas^ de Tunitarisme adoptien au yo'.rzo^ avwOsv de la théorie du Verbe incarné, que Paul de Samosate se mettait décidément en travers de la tendance générale à exalter le plus possible la personne du Christ. Ce yp\T:oç xsTcoOev sonnaitaux oreilles de la majorité chrétienne comme un outrage à cette personne sacrée.

2. Comp. le résumé très soigneusement fait de cette christologie dans la Dognicnijcschichte de M. Harnack, I, p. 591 et suiv.

198 LA CHRISTOLOGIE DE PAUL DK SAMOSATK

preuve d'une énergie de volonté unique et constante, il a obtenu la dignité de rédempteur et de sauveur de notre race. 2** Les natures différentes et les personnes différentes n'ont qu'un seul et unique mode de s'unir, c'est l'accord de la volonté, d'oïl provient l'unité d'action chez des êtres faisant ainsi converger leurs efforts. 3^ Le Sauveur devenu saint et juste a triomphé au prix de luttes et de peines des péchés de notre premier père. Ainsi soutenu par la vertu, il s'est joint à Dieu, déployant devant lui une seule et môme volonté» une seule et même énergie dans le développement progressif du bien, zolU twv à^^^^v -npoxoTraT;, et commc il est demeuré immuablement fidèle, il a reçu le nom supérieur à tout autre nom (allus. à Philipp:, ii, 6), prix que l'amour divin lui a octroyé. 4^ Ce qui s'obtient par raison de nature^ na pas droit à l'éloge; mais il faut louer ce qui procède de la disposition aimante, cr/ijEi çiX(a;; car cela provient d'une seule et même intention, cela s'opère en vertu d'un seul et même effort, d'une direction incessante vers le perfectionnement. C'est par là qu'uni à Dieu, le Sauveur ne pourra jamais en être sé|)aré, ayant seule et même volonté, seule et même activité, poussant toujours à la manifestation du bien. 5** Ne t'étonne pas de ce que le Sîiuveur a une seule volonté avec Dieu ; car de même que la nature révèle dans une collectivité (d*êtres de même es[)èce) une seule et même substance commune à ceux qui la composent, de même la disposition aimante chez une pluralité produit une seule et même volonté qui se manifeste ))ar une seule et même prédilection. »

Ces sentences, queUjue peu obscures, portent plus d'une marque d'authenticité. Celui à qui elles ont été proposées était probablement un Homain (à en ju^i^er du moins par son nom, Sabinus), que Paul cherchait à gagnera son clnistianismc unitair(i. On remarquera l'absence de toute allusion à

1. C'est-â-i1ire ce qui provient de la nature môme d'un ôtre queIcon4ue indf'pendaninient de sa voloiitô, s'il en a une.

LA CHRISTOLOr.IE DE PAUL DE SAMOSATE 199

la doctrine du Logos. Il n'est question que du rapport direct du Christ avec Dieu. Pourtant nous avons vu que Paul savait aussi faire rentrer le Logos dans sa théologie. Mais nous rappelons que dans son opinion, Logos, Sophia, Pneuma 3ouvaient se prendre Tun pour lautrc, signifiant également a raison divine se révélant activement dans le monde sans constituer pour cela une personne distincte du Dieu dont elle 5st l'attribut. Il était donc plus simple d'en faire abstraction m s'adressant à un Latin qui n'avait probablement aucune dée de la théorie alexandrinc. On serait môme tenté de Toire que, dans la pensée de révêqued'Antioche, les déclamations qu'il fait ailleurs au sujet du Logos sont une concession aux opinions du jour. La croyance au Logos avait iécidément la vogue. Elle était dans Tair du temps. On la -etrouvc partout, même chez les néo-platoniciens. Paul, juant à lui-même, pouvait s'en passer, tout en lui donnant me signification qui lui permettait de la faire concorder avec ;es propres idées. Ce qui lui importe, c'est d'opposer, à un Christ descendu d'en haut et déployant aux yeux des hommes ine perfection inhérente à sa nature céleste, un Christ venu fcti bas, de l'humanité elle-même, s'élevantpar son énergie morale à la communion indissoluble avec Dieu et divinisé par cette perfection acquise au prix de luttes et de douleurs. Reconnaissons aussi que, malgré la clarté et la simplicité le ridée centrale, il y a quelque chose de laborieux et même Je lourd dans la manière dont il l'expose. Malgré leur conl'ision cherchée, ces sentences se traînent péniblement, revenant à chaque instant sur elles-mêmes. Paul doit avoir été l'un de ces hommes, si nombreux de son temps, qui se sentirent attirés par l'idéal moral de l'Évangile et son principe monothéiste. Étranger aux écoles, il se fit du christia-^ nisme une conception très personnelle. Il n'avait pas bu à la coupe d'Alexandrie. Sa langue théologique était très imparfaite. On s'en aperçoit au style entortillé de ces fragments. Toutefois ils dénotent un penseur. Ses réflexions sur la non-

valeur au point de vue moral de ce qui est le produit fatal de la nature d'un être quelconque, sur ce qui peut ea revanche, toujours au mémo point de vue, constituer l'harmonie et l'union des êtres différents, sont d'une justesse qu'on aurait mauvaise grâce à contester. Et il se trouve à la fin que ce chrétien rationaliste s'élève par sa notion de l'amour à un mysticisme d'une grande pureté. Il constate que les actes isolément pris empruntent leur véritable signification au mobile central qui les détermine. La « disposition aimante » est l'essentiel pour réaliser l'union indissoluble avec Dieu, c'est parce qu'il l'a déployée dans la plus haute mesure que le Christ est devenu un avec le Père. On est tout près de la célèbre formule augustinicnne : -4//ia,e^ fac quod vis. C'est probablement dans les développements qu'il donnait à cette idée féconde que Paul, dans sa chaire épiscopale, puisait les éléments de ses succès comme prédicateur populaire et très goûté.

: Une chose toutefois nous surprend. Nous ne sommes pas renseignés sur sa manière d'interpréter le quatrième évangile dont l'autorité n'était plus contestée de son temps et qu'on ne lui reproche pas d'avoir repoussé : ce qu'on n'eût pas manqué de faire si tel eût été le cas. Il s'en tirait probablement, comme d'autres avant et après lui, par des artifices d'exégèse. Mais son Christ était essentiellement celui des synoptiques. Dès lors, une autre question s'impo.*e: comment accordait-il la naissance miraculeuse de Jésus avec son principe favori que, si la sainteté est le résultat nécessaire d'une nature déterminée, elle n'a plus de valeur morale? En définitive, si Jésus n'est pas venu au monde dans les mêmes conditions que nous tous, si, dès son entrée dans la vie, il est en possession d'une supériorité essentielle innée due au miracle, qu'y a-t-il encore d'^idmirable dans sa perfection morale? Pourtant, il semble bien que Paul admettait la conception de Jésus opérée par le Saint-Esprit. Il dit bien quelque part : « Marie n'a pas enfanté le Logos,

» car elle n'existait pas de toute éternité, elle a donné le jour » à un homme semblable h nous. » Mais il ne parle jamais du père humain. Atlianase affirme qu'il reconnaissait la parturition virginale. L'autorité du double récit de Matthieu et de Luc, malgré le silence de Marc, lui paraissait sans doute indiscutable, et il admettait ce miracle sans se rendre compte de la contradiction où il tombait.

Il y a moins lieu de s'étonner de ce que Paul, comme tant de chrétiens venus du polythéisme à l'Évangile, ne fait aucune difficulté de donner le nom de dieu au Christ parvenu au sommet de la perfection morale et dès lors indissolublement uni à Dieu, èÇ àvôpwirou y^Y^vw^ — uorepov ix irpoxoTr/jC

OeoirotijOetî, (( parti de l'homme, plus tard divinisé en vertu de son perf ectionnement » . Le mot eeo; sans article a souvent, dans la littérature chrétienne primitive, un sens adjectif plutôt qu'une valeur absolue.

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Cela n'empêchait un grand nombre des collègues de l'évêque d'Antioche d'être très scandalisés de la hardiesse avec laquelle Paul de Samosate prêchait son /ptTro; xàTwOsv et aussi de ce qu'ils appelaient sa mondanité. A leurs yeux, c'était un péril grave que la chaire épiscopale d'Antioche, de la métropole de la Syrie, de l'une des églises les plus nombreuses d'Orient', fût occupée par un champion aussi déterminé

1. 11 est très difficile d'évaluer, même de loin, le chiffre probable de la population chrétienne d'Antioche à ce moment du III* siècle. Le fait qu'une quarantaine d'années après les habitants payens de cette ville demandaient à Maximin de décréter l'expulsion en masse des chrétiens, ferait supposer qu'ils étaient encore loin de dominer numériquement. (Eusèbe, //. E., IX, 2.) Comment une minorité s'aviserait-elle do demander une mesure aussi désastreuse pour la ville qu'elle habite? D'autre part, il se peut très bien que les payens pétitionnaires ignorassent le nombre réel des chrétiens domiciliés à Ântioche. Les cir-

202 LA christologip: dk pall dk samosatk

d'une doctrine qui leur paraissait blasphématoire. En 264, et sans que nous sachions d'où partit l'initiative de cette réunion, il y eut à Antioche une assemblée d'évéquos qui se constituèrent en synode pour examiner ce qu'il y avait lieu de faire pour mettre un terme au scandale. Denys d'Alexandrie, invite aussi à s y rendre, allégua son grand ngeet^ contenta d'adresser aux fidèles d'Antioche une lettre où. sans faire mention de Paul, il développait ime opinion très opposée à la sienne. Car. si cet excellent Denys était arien avant Arius, il tenait ferme à la théologie du Fils incîirné. Ce concile toutefois ne put aboutir parce que, dit-on. revêtue incriminé trouva moyen de déguiser habilement ses opinions. Ne serait-ce pas bien plutôt parce que de grandes divergences éclatèrent parmi les évoques lorscpril fallut conclure? Un second essai fut tenté quelque temps après, de nouveau sans résultat. Paul comptait parmi ses collègues d'Asie, sinon un partisan, du moins un ami. Firmilianusde Césarée en Cappadoce, le correspondant de Cyprien de Carthage. C'était un homme très respecté et qui eût voulu éviter un éclat. On prétend que Paul lui avait i)romis de chantier d'idées, ce qui est de la dernière invraisemblance. Il est bien plus probable que Firmilianus appréciait en lui ranli-sal)ellien, l'anti-gnostique, l'anti-novatien. qualités qui primaient à ses yeux l'orthodoxie encore si peu définie au sujet du Logos.

Mais Paul avait dans Tépiscopat des ennemis acharnés qui revinrent à la charge. Ils i)rovoquèrent la réimion d'un troisième concih». Firmilianus ne put faire entendre sa voix conciliante. 11 se rendait de nouveau a Antioche, quand il

constances nVtaicnt pas encore de nature à donner n'importe où dans l'Empire romain la liardiesse de se déclai'er ouverteni'^nt chrétien. Tout ce qu'on peut conclure des faits connus, c'est que la communaut* chrétienne d'Antioche était considérable et que dans le< campagnes en^\ronnantes il y avait aussi des groupes chrétiens soumis à son inftucncv* et même à sa dii-cction. (Conip. Eusèbe, VII, 30, 10.)

LA CHRrSTOLOGIE DE PALL DK SAMOSATE 203

fut surpris par la mort à Tarse. Le concile cette fois conclut a la condamnation et a la déposition do Tévêque unitaire (269). Il fut aidé dans sa tâche par les dénonciations d'un presbytre d'Antioche même, nomme Malcion. sophiste et riiéteur de profession, que Paul lui-même avait fait entrer dans son presbytérat et qui parla en adversaire i)assionné de son êvéque. Après avoir déclaré que Paul était déchu de la dignité épiscopale, le concile désigna pour le remplacer un certain Domnus, fils de son prédécesseur. Comme une telle procédure, un tel arrêt, la nomination d'un évêque imposé à une église par d'autres évoques sans consultation préalable du clergé et du peuple chrétien étaient encore choses inusitées, les membres du concile éprouvèrent le besoin de justifier leur façon d agir, et ils adressèrent les Actes de leur assemblée, avec un réquisitoire en règle contre Toxcommunié, û tous les évoques, presbytres et diacres de la chrétienté et très particulièrement à Tévêque de Rome Denys et à Maxime, évêque d'Alexandrie, à cause de la grande influence exercée par ces deux dignitaires et de l'importance de leurs sièges respectifs. C'est du réquisitoire qu'Eusèbe nous a transmis d'assez longs fragments\ Quelque opinion que l'on ait sur le fond du débat, il est diflicile de ne pas voir dans ce factum un des plus anciens docum<mts do ce qui, d(*puis. s'est appelé Vodiam theolor/îcum. On ne peut guènî lui comparer que la circulaire de l'évêque de Rome, Corneille, dénonçant à l'indignation des chrétiens ce Xovatien qui fut à la tête d'un schisme prolongé. On prend décidément la regrettable habitude de ne pas savoir combattre ce qu'on regarde comme une erreur théologique sans noircir dans son honneur, dans son caractère, dans sa vie i)rivêe, celui (jui la propage ou la défend.

On reproche à Paul, par exemple, d avoir été pauvre au début de sa carrière et de s'être enrichi par des moyens

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